Les Protecteurs du Pacte Secret

L'antre mystérieuse des chasseurs du Trésor...
 
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 Les pierres célestes

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Nienna
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Lun 26 Fév - 23:27

Posté par Hize Noghoudh al-Hakim, calife d'Hakemeshâ:

Une sorte de petit être courtaud se dirigeait tout droit sur eux. Un pas rapide et la massue bien haut levée. La fin était proche. Que faire ? fuir ? lutter ? combattre ? batailler ? jouter ? bagarrer ? se défendre ? en découdre ? guerroyer ? attaquer ? contre-attaquer ? affronter ? se mesurer ? s’acharner ? se démener ? s’escrimer ? bref agir ? ou alors au contraire brouter et bêler ?

- Bref agissons ! frères moutons ! quelqu’un a dû vendre la mèche, oui !

Le premier mouton s’élança. Tête baissée, ses muscles de bête d’alpage tout en tension, il vint à la rencontre du guerrier trapu… *Sprotsch*

- Y di un !

Le calife était passé maître dans l’art d’écraser un mouton, même une bête d’alpage, et cela d’une seule main.

- Pan ! entrrrrre li deux yeux ! Y di deux, y di trrrrrrois, y di quatrrrrre, y di cinq, y di six, y di…

- Dis voir calife, tu peux pas compter les moutons dans ta tête ? t’es pas le seul à avoir de la peine à dormir, tu sais.

Voilà maintenant quelques jours que le grand et mirifique calife Hize Noghoudh d’Hakemeshâ accompagné de la belle et terrifiante Dame Suthiel du Legérith s’étaient aventurés à la recherche de cette jeune pucelle sensée représenter la Vierge. Pas de quoi en faire une immaculée conception, mais par question de principe, et dieu sait si le calife était un homme de principes, il fallait vérifier que cet avatar ne fut pas malheureusement un mouton. Les moutonniers avaient déjà pu constater avec désarrois que l’Empereur lui-même appartenait à l’engeance ovine, si l’avatar de la vierge elle-même était une brebis… ce serait… ce serait… bon ben, ça ferait une de plus… mais c’était important de savoir quand même.
Les deux dépositaires de la Cause étaient donc entrés dans la forêt de Magdalena, terrible de renom et… tout aussi affreuse de nom… ouaip franchement Magdalena c’est moche hein !

Puis, après avoir dû renoncer à emporter avec lui ses éléphants, son char et tout le barda comme autrefois son oncle Shimeshesh al-Hakim traversant la forêt de Cher Woude (sic), le calife avait décidé de suivre les traces du puant Kamior et ce malgré les odeurs.
Néanmoins, les deux compères avaient pu profiter de la trouée entamée par l’avatar du cancer, ce chemin taillé de toute pièce, cette rue déserte dans laquelle ils marchaient, sur le boulevard des rêves brisés où la ville dort et ils étaient seuls, et marchaient tout seuls.
Cette longue promenade solitaire leur occasionnait une souffrance toute particulière et insolite pour nos deux chasseurs de moutons : l’épuisement. Ils s’adonnaient donc, et justement au moment où nous les avions laissés, à de nombreux instants de rêveries, couchés sur la verte mousse et le doux lichen, enchantés par de mélodieux chants d’oiseaux et d’harmonieux gazouillis sylvestres… Mais soudain…

C’est à ce moment que…

Qu'est-ce que...


- Mais qui-ci passe-t-il ?

Pataclop, pataclop.

- Oh Roger… arrête ton char, on t’a reconnu !
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Lun 26 Fév - 23:28

Posté par Nienna de Saralindë:

Des ours?? Dans cette forêt??? Mais que diable pouvaient-ils bien faire ici!!

Accrochée tant bien que mal à l'une des plus grosses branches de l'arbre, Nienna tentait comme elle pouvait de ne pas perdre l'équilibre. Elle supplia son cerveau de faire un suprême effort pour penser à quelque chose qui la sortirait de là.

"Evidemment, aucune potion déjà toute prête dans mon sac! Lui coller un bon coup de bâton? Argh, non, ils sont deux, et le bâton risquerait de se briser. Un coup de poignard? Non plus, impossible de les atteindre... Ah! Je sais!!"


Tenant son sac à bout de bras, elle l'agita devant l'ours enragé.

"Oh! Le beau sac! Miam! Plein de bon manger dedans! Allez zou! Va chercher!" dit-elle en le jetant au loin.

Mais l'ours, qui ne semblait guère apprivoisé, ne tourna pas même les yeux en direction du sac, et continua à secouer l'arbre. Ne sachant plus que faire, Nienna, passablement énervée, se tourna vers son compagnon d'infortune.

"Eh! Vous! Les trucs poilus là, c'est après vous qu'ils en ont je crois! Vous pourriez peut-être songer à quelque chose pour nous sortir de l...aaAAAAAHH!"

CRAAAAK (fit l'arbre)

"Manquait plus que ça!"

L'arbre, cédant sous la poussée de l'ours, commençait à s'écraser lentement, emportant avec lui le Scorpion et le Taureau.
Mue alors par un réflexe sorti tout droit des parties de cache-cache dans les bois de son enfance, Nienna enleva sa cape pour se mettre nue.


"Eh mais!! Qu'est-ce qu'il vous prend?? Vous pensez pouvoir l'attendrir comme ça?? MAIS QUE...!!!!"

Tyrnis n'eut que le temps de voir Nienna sauter vers le sol, dans la direction la plus éloignée possible de celle de l'ours. Son corps, sous l'effet de la peur, avait pris la couleur et l'aspect du bois, ce qui la fit passer totalement inaperçue parmi les arbres. Il la perdit d'ailleurs bientôt de vue.

Elle pensa juste à aller récupérer son sac, et courut le plus vite possible sans s'arrêter, sa cape à la main, pour séloigner au maximum de ces dangereux animaux.

Au bout d'une dizaine de minutes, à bout de souffle, elle s'assit au pied d'un arbre pour reprendre sa respiration. Haletante, elle jeta tout de même un oeil derrière elle, et, rassurée par l'absence de tout être vivant hostile, s'adossa à l'arbre en soufflant, tandis que sa peau reprenait son aspect initial.
Elle reprit rapidement son calme et se rhabilla, réajustant la ceinture du Taureau, qu'elle maudit en cet instant.

Puis, malgré une courte pensée émue pour le représentant du scorpion - après tout, elle ne le connaissait pas, et il était son adversaire dans ce concours, qu'il se débrouille! - elle reprit sa route, sans trop flâner cette fois...

Qui sait, la forêt était peut-être vraiment maudite, et risquait de présenter encore d'autres bizarreries comme celle qu'elle venait d'affronter...

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Dame Nienna,
Tyran des forêts de Saralindë
Cheffe vénérée du Pacte secret de l'Huître Majestueuse
... Mais les vents me sont moins qu'à vous redoutables: je plie, et ne romps pas...


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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Lun 26 Fév - 23:38

Synopsis : Smirnof Yadlabus avait trop fait honneur à son signe zodiacal, le Verseau, lors de la nuit précédent le début officiel de la quête, passée au campement. Il avait bu encore plus que d'habitude et avait cuvé plusieurs jours durant. Mais là il pétait la forme ! Et s'étant préparé comme il fallait pour une aventure de cette envergure, il s'engouffra à son tour sur les pas de ses concurrents. Je ne vous conte que le dernier chapitre, le dernier en date, les autres n'étant que succession de "je bois" "je marche" "je cuve", "je bois" "je marche" "je cuve"... merci de votre compréhension, chers lecteurs.


Des chausses aux larges semelles descendant les escaliers de pierre encore recouverts de mousse, un pantalon marron se confondant avec la couleurs des larges feuilles de palmiers et de bananiers, se frayant un chemin à travers les lianes de la forêt vierge à coups de coutelas et sous les huées des macaques en rut, l'aventurier déboucha dans une clairière la main sur son fouet fermement accroché à sa ceinture. Yad'diana Jones avait revêtu pour l'expédition une veste de cuir qui allait parfaitement avec son chapeau mou, mais qu'il laissait ouverte à cause de la chaleur laissant entrevoir sa chemise blanche déjà sale et à moitié boutonnée, bandée d'une besace presque vide qui pendait sur le côté. Ah il avait fière allure, l'éclaireur de la quête de la vierge éperdue, avec son menton mal rasé et son front déjà en sueur de n'avoir rien fait ! Il dégaina son fouet, brandit le bras en direction du lointain et un ironique demi-sourire s'affichant sur son visage caché du soleil par son couvre-chef aux larges bords, il clama :


- Aller les gars ! En avant !!!.... ...... et... CLAC !!!!....... (ouch ! aïe aïe aïe !!!) C'était la pointe du fouet qui, au lieu de claquer fortement contre le sol comme s'y attendait Indy... euh Yad, avait finalement fortement frappé ses propres pieds, et même protégés par leurs chaussures de cuir, ça fait mal.

Cependant les compagnons de Yad'diana se ruèrent en avant (ah bon, il avait des compagnons ? des compagnons de boisson sans doute! ), avides de découvrir les mystères des ténébreuses cités perdues de la Forêt de Magdalena, bah oui parce que... il paraît, selon les archives de l'ancienne bibliothèque nivalissienne et les tablettes des tombes des catacombes sous le cimetière, qu'au beau milieu de la jungle se trouveraient des trésors sans nom, vestiges d'une civilisation mystique qui aurait recensé parmi ses anciens rois l'annonciateur d'une prophétie qui dirait que... enfin lors de la fondation de la Cité d'Or par les vainqueurs de la bataille des dieux, si l'on en croit les racontards de vieillards comme ce prêtre de Bahamut, comment s'appelle-t-il déjà ? bref que donc la prophétie dirait que... que... son Descendant serait porteur d'une coupe remplie du breuvage le plus délicieux que l'on pourrait imaginer dans le paradis des alcooliques, une coupe qui rendrait éternellement ivre... le Saint Gr......
- Docteur Jones ? Docteur Jones ? des serpents à vos pieds, ne bougez pas ! s'écria Demi-Soleil, le petit indien qui connaissait les tréfonds de la forêt mieux que quiconque. Yad'diana l'avait guéri d'une fièvre boutonneuse quelques jours plus tôt en lui faisant ingurgiter un peu de whisky-vodka et depuis le gamin le suivait partout en l'appelant docteur.

- Oh mon dieu ! des serpents... j'ai horreur des serpents !!!
Yadlabus tout occupé à bronzer dans ses pensées d'archéologue amateur n'avait pas senti le reptile s'enrouler autour du bas de sa jambe gauche et, alors que ses amis le laissaient tranquillement se débrouiller en feignant de ne pas avoir remarqué le danger, Yad dut rassembler tout son courage pour empoigner la lanière de son fouet et délicatement repousser le reptile de son pantalon. Une fois fait, il poussa un petit cri et fit un bond de deux mètres en avant !

- Bon ne traînons pas, hop! hop! hop! Regardez les traces de pas, là dans l'herbe... nous allons les suivre jusqu'au bout pour passer par les pièges qu'auront déjà déjoués nos concurrents (faut leur laisser faire le sale boulot) et alors.... et alors.....
- Oui ? interrogea Demi-Soleil, le seul qui fut resté avec Yadlabus après l'épisode du serpent.

- Et alors on improvisera !
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Lun 26 Fév - 23:40

Posté par Niabea Kjeldos de Cadrienia:

Si un jour on avait raconté à Niabea qu’il se ferait balancer d’arbre en arbre comme un vulgaire écureuil… bah… pas certain qu’il vous aurait cru. Pourtant, et ce depuis quelques minutes déjà, le jeune homme, telle une poupée de chiffons, vivait un voyage pour le moins inconfortable… quoique plus rapide sans doute. Tout avait commencé quelques instants plus tôt, tandis que fermement perdu aux beaux milieux des frondaisons, il avait été pris à partie par une bande d’anciens farceurs… saloperie d’ents.

Le premier, l’attrapant par le pieds, l’avait envoyé valdingué dans les hauteurs, bien plus haut que la cime des arbres, et, pendant un instant, et avec un flegme blasé de celui qui vient de rêver d’un hamster géant et qui est persuadé de ne pas avoir quitté son rêve, Niabea avait profité du soleil. Puis son corps, subissant une attraction incontrôlable pour le sol était redescendu avec vitesse avant qu’une branche ne vienne en un mouvement calculé le propulser vers les sommets à nouveau.

- Faudra vraiment que j’aille me faire vérifier le cuir chevelu en revenant en Cadrienia… Je fais vraiment des rêves bien trop étranges actuellement… j’ai du prendre un coup…

Et une nouvelle fois, à peine ces mots prononcés, il se voyait lancer vers un autre arbre. Ses yeux s’écarquillèrent alors en une muette supplique et sa bouche forma le mot non sans qu’un seul son ne sorte de sa gorge. Cet arbre était un sapin…

C’est pourquoi, alors que conifère, gentiment lui avait indiqué d’une bonne volée de bois vert la direction des cieux, le jeune homme était joliment recouvert d’épines. Son visage griffé laissait apercevoir une moue, qui aurait pu porter à rire si le sang ne venait pas à perler d’une multitude de petites coupures. Malgré tout, du moins en apparence, il restait vaillamment stoïq…


- ARBRES A LA CON !!!

Euh… Disons qu’il semblait stoïque avant de se retrouver perché à une trentaine de mètres de hauteurs, retenu par un miracle du tissu de sa culotte à une branche un peu trop entreprenante. La folle aventure des cimes semblant terminer il se haussa, avec de réelles difficultés j’en conviens, en haut de cette fameuse branche et contempla les quatre points cardinaux. Pour le coup… il ne voyait plus que des arbres, un horizon vert… Il soupira.

- Et c’est pas ces fichus Ents qui vont être capables de me répondre…

Un rire cristallin lui répondit, un brin moqueur, et, sans savoir pourquoi le fard monta aux joues du jeune homme.

- Mais quel crétin… Ce ne sont pas les ents les maîtres des bois… mais bien nous les dryades !

Et sans doute à raison car trois d’entres elles sortirent alors de nulle part, du tronc même sans doute d’arbres proches et, se déplaçant sans bruit de branches en branches parvinrent jusqu’au Tisseur. Celle qui avait déjà pris la parole, un air à la fois amusé et vexé sur le visage s’approcha de Niabea avant de poser un doigt sur lui tout en regardant le sol lointain avec un sourire.

- Mon pauvre humain… Tu n’es pas prêt de partir d’ici…

Le Tisseur se renfrogna, il n’était pas question de demeurer ici plus longtemps. Aussi, poussant sans ménagement la muse des bois et passant entre ses deux semblables, il se rapprocha du tronc dans l’espoir de…

-… et tu vas descendre comment ?

A nouveau le rire moqueur et Niabea du en son fort intérieur admettre que pour le coup… ça n’allait pas être simple. Un rapide examen de la situation lui apprit même qu’il était pour le moins dans la panade. Il soupira à nouveau avant de se retourner.

- … Je vois… Et que dois je faire pour pouvoir retrouver la terre ferme…

Il hésita.

- … entier ?

La dryade sembla réfléchir puis se retira dans un tronc d’arbre quelques secondes avec ses camarades avant de revenir avec un sourire et un éclat dans les yeux qui déplût fortement au jeune homme. Il déglutit doucement, attendant le verdict.

- Et bien cher ami… mes amies et moi-même… sommes souvent seules, trop seules par ici… et il n’y a pas beaucoup de moyens de se distraire… alors…

Niabea ouvrit grand les yeux. Elles n’allaient tout de même pas ?!...

- … alors on aimerait bien que tu danses avec nous ! C’est possible non ?

Le soulagement du jeune homme fut si palpable que les trois dryades lui lancèrent des regards étonnés. Il acquiesça le visage encore en feu.

- Heu… Quoi comme danse ?

Les trois dryades sourirent en même temps et, à l’unisson, s’écrièrent.

- Bah la danse de la forêt pardi !

Et, en un nouveau éclat de rire, deux dryades se placèrent chacune sur ses côtés tandis que la dernière prenait un ocarina.

- A toi vieil Ent !

L’arbre qui avait attrapé le dernier Niabea s’ébroua et une voix, soudainement, fit son apparition. Après quelques instants le jeune homme comprit, tandis qu’on l’entraînait peu à peu dans la danse, que c’était l’arbre lui-même qui chantait. Il est difficile aujourd’hui de retranscrire correctement les paroles mais… cela donnait quelque chose comme…

- Hey Beibé… Haï ouant tou nooooo if iou bi maï goeurl…

Mais, tandis que les danseurs arrivaient, enfin, aux derniers pas de danse, aux derniers enchaînements, et que Niabea soulevait dans les airs une des dryades, suivant là une de ses inspirations, un drame survint.

Scratch !

Niabea reposa la jeune muse à terres et regarda sans comprendre sa main droite dans laquelle se trouvait un tas de feuilles. Il eut besoin de quelques secondes supplémentaires pour comprendre qu’il s’agissait des vêtements de sa partenaire qu’il avait, sans le vouloir bien sur vous vous en doutez, arraché. Il releva les yeux aussitôt, à la fois effaré et terriblement gêné, suffisamment tôt pour voir une fraction de secondes la plantureuse morphologie des êtres des bois… puis le poing de la dryade vint s’écraser sur lui et l’envoya promener loin, très loin dans les airs.

- PERVERS !

La vie est parfois si injuste.
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Nienna
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Ven 9 Mar - 18:34

Posté par Nienna, Dame de Saralindë:

Nienna avait un peu repris son souffle et ses esprits, et c’est de nouveau gaiement qu’elle continuait sa marche, ayant presque oublié les derniers événements.
Profitant du paysage – tiens ! Un oiseau mort sur le bord du chemin ! – elle laissait vagabonder ses pensées. Elle espérait que l’Huître Majestueuse était en sécurité, que personne ne l’avait découverte dans son temple secret.
En enjambant un tronc d’arbre qui se trouvait en travers de son chemin, elle repensa au Taureau et à sa mission. Allait-elle réussir à conquérir la Vierge ? Ses arguments seraient-ils suffisants ?
Un bruit d’eau courante la tira un instant de ses réflexions. Elle tendit l’oreille et accéléra le pas. Un petit ruisseau à l’eau claire et fraîche coulait près du chemin. Elle s’y pencha pour se mettre de l’eau sur le visage, mais n’en but pas, méfiante. Puis elle poursuivit son chemin. Cette petite halte lui avait rappelé les longues heures qu’elle avait passées autrefois en Saralindë à courir dans les bois, se baignant dans les lacs et jouant à cache-cache avec les dryades qui y habitaient bien avant son arrivée. Encore un oiseau mort sur le bord du chemin. Un quart de sang Ent lui venant de son grand-père paternel lui permettait toujours de se fondre parmi les arbres, ce qui venait de lui sauver la vie, et avait toujours fait rire ses amies dryades.
Elle enjamba un nouveau tronc d’arbre qui était en travers de sa route, se disant que le Taureau, tout de même, aurait pu la contacter, depuis le début de l’aventure. Elle repassa à côté du ruisseau sans y faire attention, ne remarquant que le bruit de l’eau.
Après tout, rien ne l’obligeait à poursuivre cette quête, la Vierge n’avait qu’à se débrouiller toute seule, et le soi-disant Dieu-Taureau n’était probablement qu’un fantasme sorti tout droit de l’imagination de son vieil Ent.

L’oiseau mort sur le bord de la route, cette fois, retint toute son attention. Une épidémie ? La coïncidence était par trop étrange. Ne sachant que faire, elle continua d’avancer avec plus de prudence, et se retrouva de nouveau devant le tronc d’arbre qui lui barrait la route. L’impression de déjà vu avait laissé place à une certitude. Contournant l’arbre, elle tendit l’oreille et entendit le bruit presque familier du ruisseau. Elle y courut.

« Je le savais ! Je le savais !! Je tourne en rond ! Ahah !! Maudite forêt ! Tu croyais m’avoir, mais j’ai bien compris !...

D’accord… Et je fais quoi, moi, maintenant ??»


Traversant le ruisseau, Nienna décida qu’il était inutile de continuer dans la même direction puisque celle-ci semblait sans issue. Elle marcha donc tout droit parmi les arbres qui bordaient le sentier, dans une direction plus ou moins opposée à celle qu’elle avait empruntée durant la dernière demi-heure.

Les sous-bois, malheureusement, n’étaient pas aussi illuminés que le sentier, et il lui semblait que tous les êtres qui ne manquaient pas de peupler la forêt l’observaient en se moquant d’elle, cachés entre les feuilles des arbres. Elle pressa donc le pas, tout en tâchant de garder un air assuré, lorsque son pied écrasa quelque chose qui n’avait rien de naturel. Se figeant un instant, elle baissa rapidement les yeux pour tenter de voir de quoi il s’agissait. Et découvrit avec stupeur… Une feuille. Oh, pas la feuille d’un arbre, semblable à celles qui l’entouraient, non… Un feuillet, plus exactement.
Croyant à une mauvaise blague, Nienna se baissa doucement pour l’attraper, s’attendant presque à y voir un message à son intention. Mais ce qui y était inscrit était tout autre...

« Histoire du royaume de XXX - clan des correcteurs, archives de l’Empereur »

« Eh ! Non ! Je suis en vacances ! J’avais pourtant prévenu ! »

Nienna lut entièrement le feuillet, tout en continuant à marcher. Il s’agissait en fait d’un travail que le clan avait terminé et classifié depuis bien longtemps déjà.
Puis, son pied écrasa un deuxième morceau de parchemin du même genre. Interloquée, elle le ramassa et le lut également.

« Charte de la guilde YYY – clan des correcteurs, archives de l’Empereur »

… Guilde depuis longtemps acceptée par les services impériaux. Relevant la tête, elle vit un peu plus loin un autre parchemin identique, puis un autre, et encore un autre… Jusqu’à entendre un cri, qui lui dévoila leur heureux possesseur.

Heureux, pour l’heure, était un bien grand mot. Niabea, son collègue et ami du clan des correcteurs orthographique, était à cet instant pendu par un pied au sommet d’un arbre, et voltigeait dans les airs d’une branche à une autre. Elle ne pouvait douter que ce fut lui : les cheveux blancs, la cape, et même l’épée par terre. Perplexe, Nienna se figea quelques minutes et le regarda, les mains sur les hanches. Mais à quoi jouait-il donc encore ?

« - NIAB ? NIAA-AAAB !!
- AAAaaaaah »


Son ami venait de s’écraser sur une branche, et un Ent avait accroché son pied avec une liane, si bien qu’il pendait tête en bas, de nouveau, à un peu moins de deux mètres du sol, son visage presque à hauteur de celui de Nienna.

« - Mais qu’est-ce que tu fabriques ??!!
- Eh bien, ça ne se voit pas ? Je fais une partie de bhasbole, c’est moi la balle… Oh ! Mais ! Nienna !! Content de te croiser ici ! Tu voudrais être assez gentille pour m’aider à me sortir de là ?
- Hum… Volontiers, mais… Comment ?
- Eh bien, assez facilement ma foi, tu prends mon épée, et tu coupes ces p**** de lianes ! AAaaaAAaah !!!
- Ah… Oui… Ca, c’était pas le genre de choses à dire devant des Sylvaniens…
- Qu’est-ce que tu atteeeeends !!
- Heu… Comment t’expliquer… Je te rendrais volontiers service, mais, premièrement mon éthique m’interdit d’agresser de la sorte les gens de la même race que moi, et ensuite, je ne meurs pas d’envie de finir comme toi, alors bon, si je pouvais trouver autre chose…
- Dépêche-tooooooi !!!
- Oui, oui, ça va !»


Alors que le supplice de Niabea avait repris, Nienna se creusait les neurones pour la deuxième fois de la journée, ce qui commençait décidemment à faire beaucoup. Finalement à défaut d’une meilleure idée, elle commença à partir.

« - Eeeh !!! Où tu vas !!??
- Oh ! Heu, je vais faire un tour !
- Reviens !! Revieeeens !
- Oui bon ça va ! J’ai compris, tu as besoin de moi ! J’arrive, laisse-moi deux secondes !»


Malgré les mauvais souvenirs récents qu’elle en avait, elle grimpa sur la branche la plus proche, et alla rejoindre les dryades qui malmenaient son ami. Dryade elle-même, elle y parvint sans attirer l’attention.

« - Hé ! Salut les filles ! Qu’est-ce que vous faites de beau ? Je peux jouer avec vous ?
- Hi hi ! Oui ! Regarde ! Nous nous amusons avec ce pauvre humain ! Haha ! Le but, c’est de le faire rebondir le plus haut possible en disant aux Ents ce qu’on veut qu’ils fassent de lui !
- Eeeh ! Très amusant ! On sait s’amuser par chez vous ! Hum… Vers le chêne !!!
- Niennaaaaaaaa !!!!
- Encore plus haut !!!
- … Stooop !!
- Ramenez-le pars ici !
- Oui, et posez-le délicatement par terre ! Fin de la partie ! J’ai gagné !! »


Visiblement déçues, les autres dryades regardèrent Nienna avec suspicion.

« - D’où tu viens toi ? On aurait pu s’amuser encore vraiment longtemps ! T’es pas très drôle !
- Aaah… Ne pleurez pas mes belles, chez moi, en Saralindë, on connaît des jeux encore plus drôles que ça !
- Ah oui ? Lesquels ? »
firent les dryades, subitement intéressées.
« - Cache-cache !!
- Quoi ??
- Oui ! Le principe est simple ! On se cache derrière un arbre, il y en a une qui compte jusqu’à cent, et les autres vont se cacher, en attendant ! Celle qui compte doit les trouver, et la dernière à être trouvée a gagné la partie !
- Oh ouiiii !!! Jouons à cache-cache !!
- Bien, l’une de vous doit fermer les yeux et compter jusqu’à cent…
- Moi !!
- D’accord ! Vas-y ! Et nous toutes, on va se cacher ! C’est parti !!
- Un ! Deux ! Trois ! Quatre !...»


Descendant prestement de l’arbre, Nienna alla rejoindre Niabea au sol, ramassa toutes ses affaires, et l’attrapant par la main, l’entraîna vivement à travers la forêt.

« - Ouf ! C’est bon, là, on en a pour un petit moment !
- …
- Quoi encore ?!
- Ben… Je serais bien resté jouer à cache-cache avec les dryades…
- NIAB !!! Arrête immédiatement, tu vas me faire regretter de ne pas t’avoir laissé suspendu !
- Bon, bon, ça va… Merci de m’avoir sauvé !
- Ah ! Voilà un homme qui sait parler aux femmes ! »


Se racontant leurs diverses péripéties, et ponctuant leur avancée de rires et de discours prolixes, Niabea et Nienna reprirent donc la traversée de Magdalena ensemble, plus sereins et ravis d’avoir retrouvé un visage familier dans la forêt maudite.

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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Ven 9 Mar - 18:43

Posté Enadijd, Seigneur d'Aryalc:

- ..... ma tête, mais, ... qu'est-ce qui s'est passé?

Je me réveillai, la tête lourde, très lourde, tellement lourde que me relever fut une épreuve des plus difficiles.

- Oulah..... Outch!

Après quelques minutes à terre, reprenant mes esprits, je repris ma route. Je ne savais pas combien de temps j'étais resté inconscient, et il me fallait combler ce retard.

Redevenu moi-même, j'examinais les environs, tout n'était qu'arbres et buissons.

Après quelques minutes de marche, les crampes au ventre que j'avais contracté la veille reprirent puis...

- ...Oh non! Manquait plus que ça!

Je me faufilai derrière un buisson et je...

- Pllllloooooooouuuuuuuufffffffffffff....
Il ne manquait plus que la diarrhée pour me ralentir et me retarder encore plus.

Peu de temps après, j'entendis des cris puis j'aperçus au loin un homme propulsé dans les airs comme un vulgaire objet dépourvu de vie, et ce par des arbres vivants, que l'on appelait Ents.

Pour ne pas connaître le même sort, je choisis de faire un détour.


Dernière édition par le Ven 9 Mar - 18:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Ven 9 Mar - 18:47

Posté par Tyrnis Aryneox, seigneur de Nécrynis:

Après avoir assisté au départ d'une sylvanienne dénudée, Tyrnis restât pensif quelque instant, avant que l'arbre ne se rappel à son bon vouloir. Signalant sa présence, et sa prochaine absence par un assourdissent "Craaaack !!"

Sursautant, le vampire s'accrochât avec l'énergie du désespoir au tronc de son traîtreux compagnon. Et ce, au moment où, le couple d'Ours s’appuyait une fois de plus sur ce même tronc. Respectant avec enthousiasme les lois de la gravité et de la mécanique, l'arbre s'effondra, emportant Tyrnis dans sa chute.

Complètement sonné, le vampire restât sans bouger pendant quelques minutes. Ce qui d'une certain façon, lui sauva la "vie" (enfin, si l'on peut dire sa de quelqu'un de déjà mort). Le couple d'ours, se mettant à renifler le corps décharné du Mort Vivant, eut la surprise de découvrir, qu'en total inadéquation avec les lois de la Nature, l'être qu'ils poursuivaient il y a quelque instant, était putréfié depuis fort longtemps !

Dégoûtés, les deux ours s'éloignèrent du sinistre cadavre, qui n'en revenait pas de sa soudaine bonne étoile. Reprenant ses esprits, le cadavre ambulant, se releva avec précaution, vérifiant qu'il ne s'était rien cassé. Après avoir fait quelque pas, il s'appuyât un instant contre un autre arbre, le temps de reprendre ses esprits. Secouant la tête, pour s'éclaircirent les idées, il prit la décision de continuer dans la direction qu'avait prit cette exhibitionniste.

Il détesté la forêt, il y avait plein d'arbres, des arbres qui tombaient souvent, laissant passer le soleil, raah c'était l'Enfer ! Enfin plus exactement le Paradis... Il ne manquerait plus qu'il tombe sur un vieux fou, vivant en ermite dans la forêt et fervent servant d'Oznar.

Soudain, alors qu'il se perdait gentiment dans la forêt maudite, il tomba, sur une vieille cabane, complètement délabrée et en très mauvais état. Après avoir défoncé le mur gauche en s'écroulant dessus, le Vampire se releva, pour faire face à un humain. Enfin, il semblait être humain, mais vu la longueur de sa barbe, son regard fou, et sa tenue débraillée, on pouvait douté de son ascendance. Un ermite, c'est ma veine ça... pensa le Vampire.

"Bonjours, jeune homme, voulait vous prendre le thé ? Je vous remercie d'avoir retiré ce mur, j'avais envies d'une terrasse..."

Noooon ! Un vieux fou en plus !


"Mon enfant, avant de servir le thé, nous allons prier Oznar... Ô toi ! Oznar ! Tout Puissant Seigneur du Monde ! Vien permît nous, nous protéger ! Aaaalllloooomeeeleeetaco !"

Un vieux fou, ermite, fidèle d'Oznar, c'est bon, c'est la totale.


"Dites moi vieil homme, c'est dans quelle direction la sortie de cette forêt ?
- Et bien, je pense qu'il faut prendre la direction indiquer par le chêne a coté de la cabane.
- Mais... Il n'y a pas de chêne !
- Vraiment ? C'est dommage alors... Oznar nous guide mon enfant !
- ... Dans ce cas..."


La patience n'était pas le point fort du seigneur de Nécrynis, aussi, face a un innocent de la pire espèce, il décidât d'arrêter de jouer. Il abaissât, alors, sa capuche, réveillant son teint blême et son regard rougeâtre. Tyrnis eut un sourire méprisant :

"Vieil homme, je ne patienterait pas très longtemps, dit moi comment sortir de cette forêt, et tu aura peut être la vie sauve... Sinon, soit sans crainte tu rejoindra ton dieu dans l'heure... Oznar te guide, il t'indiquera le bon chemin. Soit sans crainte..."


Quand soudain...
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 18:31

Posté Enadijd, Seigneur d'Aryalc :


Après quelques heures de marche, et des arrêts répétés derrière des buissons, je puis reprendre ma route normalement, ou presque, car la faim me prenait à nouveau.
Mais cette fois-ci, plus question de manger quelconque fruit ou plante provenant de cette maudite forêt. Je me mis donc en quête de quelque gibier à me mettre sous la dent. En cherchant, je découvris une vieille cabane en bois dont un pant du mur était détruit. J’entendis des voix, je préférais me cacher derrière cette cabane pour les écouter sans me faire remarquer.

"Bonjours, jeune homme, voulez vous prendre le thé ? Je vous remercie d'avoir retiré ce mur, j'avais envies d'une terrasse..."

Je n’arrivais pas à distinguer son interlocuteur…

"Mon enfant, avant de servir le thé, nous allons prier Oznar... Ô toi ! Oznar ! Tout Puissant Seigneur du Monde ! Vien permît nous, nous protéger ! Aaaalllloooomeeeleeetaco !"

Un prêtre d'Oznar, là est ma chance...

"Dites moi vieil homme, c'est dans quelle direction la sortie de cette forêt ?

- Et bien, je pense qu'il faut prendre la direction indiquer par le chêne a coté de la cabane.

- Mais... Il n'y a pas de chêne !

- Vraiment ? C'est dommage alors... Oznar nous guide mon enfant !

- ... Dans ce cas..."

Lève la main sur cet homme, vampire, et tu vas le regretter amèrement...

"Vieil homme, je ne patienterais pas très longtemps, dit moi comment sortir de cette forêt, et tu auras peut être la vie sauve... Sinon, soit sans crainte tu rejoindras ton dieu dans l'heure... Oznar te guide, il t'indiquera le bon chemin. Soit sans crainte..."

C’est la parole de trop, vampire, pensais-je.

Je sortis de ma cachette pour enfin intervenir.

- Hors de ma vue, démon…

- Aaaaaahhhhh, cette lumière…

Le Gémeaux m’avait en effet appris bon nombre de sorts utiles pour une quête d’une telle envergure dont celui-ci, qui projète un fort rayon lumineux ayant pour but d’aveugler un ou plusieurs adversaires.

J’agrippais le vieillard par le bras, l’incitant à fuir avec moi…

- Cours vieillard !

- Mais, mais, Oznar nous protège, mon enfant…

- Ouais, c’est ça, un autre jour alors… parce que là, on a vraiment pas le temps !

Nous parvîmes à nous échapper au prix d’une belle course à travers la forêt.

- Vieillard, connais-tu un moyen de sortir de cette maudite forêt ?

- Oznar te guide, mon enfant…

- …(soupir) Je crois que décidément, il n’y a rien à en tirer, de ce vieux fou…

- Suis ton instinct, mon fils

- Je fais que ça depuis le début ! Allez, j’ai autre chose à faire que d’écouter les sornettes d’un illuminé.

Sur ces mots, je continuais mon chemin, dans la direction qui me semblait être la bonne, c’est à dire vers l’Est, là où le soleil se lève.
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 18:33

Posté par Dame Nature :

La forêt riait...
Depuis bien longtemps, elle n'avait plus connu de journée aussi mémorable. Dommage que la traversée soit si courte. Quoiqu'on pourrait détourner les chemins. Il faudrait y penser, pour la prochaine fois...

Tandis que certains se balançaient, volontairement ou non, d'arbre en arbre, une nuée d'abeille survolait la forêt. Oui, des abeilles. Ces petits être frêles et sans défense, au corps strié jaune et noir, appétissant pour tout oiseau qui se respecte.
Et c'est exactement ce que se dirent quelques étourneaux qui paressaient au soleil. Comme un seul homme... euh, non, comme un seul oiseau, ils prirent leur envol, assombrissant le ciel. Ce fut rapidement la débandade chez Maya et ses sbires, au grand plaisir des arbres du coin.

Pendant ce temps, Hize Noghoud n'en croyait pas ses yeux... Un char, un splendide char en or presque massif (l'or massif étant malléable, le conducteur se serait vite arrêté...), tiré par plus de 300 moutons au galop, s'était arrêté dans un dérapage près de lui... A la barre, un mouton, debout sur ses pattes arrières et portant la moustache. Quel cauchemar !
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 18:37

Posté par Kamior souverain d'Iben Nac Offen :


Longtemps, Kamior était resté inconscient au milieu des animaux qui l'accompagnaient. Plusieurs d'entre eux étaient sonnés, l'un était mort et un dernier avait une patte en sale état. C'est celui-ci qui se réveilla le premier, la douleur le tenaillant. Il s'approcha péniblement du chef de la meute et le réveilla en lui lèchant la figure. Kamior ouvrit péniblement les yeux et se releva comme il pût. La chute ne l'avait guère affaibli, son inconscience lui avait épargné tout mal et et son sang avait soigné la plupart de ses blessures. Il vît que petit à petit, ses compagnons se réveillaient et se relevaient, à l'exception d'un seul qui gardait sa tête immobile, complètement décalée avec le reste de son corps dont la nuque était brisée. Kamior s'aperçut que celui qui l'avait réveillé tendait péniblement sa patte avant gauche. Il sortît son glaive et se coupa les veines du poignet, son sang jaune et fumant coula. Kamior prît la patte de son allié boîteux et fît couler son sang à travers la blessure de l'animal qui hurla tant la brûlure faisait mal. Pourtant, après les quelques minutes d'une insupportable douleur, la patte avait arrêté de saigner et l'os s'était ressoudé au reste de la patte. Le Puant bricola une attèle avec deux petits bouts de bois et des lianes qu'il souda par sa blessure qui se refermait déjà. Il finit par se mettre debout et joncha le trou dans lequel ils étaient tombés.

Ses loups reniflèrent abondamment l'endroit et se mirent en arc de cercle devant la seule issue apparente de l'endroit: une caverne. Kamior saisit son bouclier de fer et son arme afin de se préparer à un éventuel combat. La caverne était sombre et des bruits de carnage et de chair déchiquetée se faisaient entendre; l'odeur du sang emplissait les narines des compères qui n'eurent d'autres choix que d'entrer dans la gueule du loup.

L'endroit n'avait pas d'éclairage, les yeux de Kamior s'habituèrent néanmoins à l'endroit et il pût voir assez pour ne pas se cogner contre les parois de la caverne. Deux loups le précédaient et ouvraient la marche, prêts à le prévenir d'un éventuel danger. Derrière Kamior, les loups se suivaient de sorte à pouvoir intervenir rapidement en cas de nécessité, celui qui boitait était juste avant celui qui fermait la marche, méfiant. Kamior marcha ainsi plusieurs jours dans la caverne, déambulant au gré des galeries sans fin. Il lui semblait aller vers l'ouest, mais n'était sûr de rien tant qu'ils resteraient sous terre. L'animal boiteux suivait comme il pouvait, ne gênant que très peu le groupe qui n'avançait qu'avec une extrême prudence...ces galeries étaient habitées, et sans nulle doute que le propriétaire ne serait pas heureux de les voir en sa demeure autrement que pour festoyer avec leurs intestins. Enfin, après trois jours et quatre nuits passés dans ces tunnels nauséabonds et sans avoir mangé depuis lors, ils sentirent une bouffée d'air frais inonder leurs visages et museaux de ses bienfaits. Ne se sentant plus de joie, plusieurs des loups coururent vers la lumière qui se déroba à leurs yeux dès qu'une bête énorme et puissante les envoya valdinguer dans le décor. Refusant de reculer, Kamior s'avança, le bouclier en avant, l'épée en main, les trois loups derrière lui prêts au combat.

La bête se redressa et grogna, tous crocs dehors, prête à dévorer ces quatres pitoyables créatures qui lui faisaient face. Elle chargea et les loups se dispersèrent tandis que Kamior roula sur le côté. La bête avait bondi sur eux mais ne mordit que du vent, à peine eût-elle le temps de se redresser que, déjà, Kamior avait pris appui sur l'une des parois pour atterrir sur les épaules de la créature qui sentit le glaive entre ses omoplates fendre sa moëlle épinière. Lourdement et pleine de rage, elle hurla en se redressant, blessant Kamior qui se prît la paroi de la caverne de plein fouet. En tombant, elle écrasa l'un des loups accompagnant Kamior qui mourût sur le coup.

Kamior se redressa, le dos en sang, et constata ce que le meurtre de cette bête lui avait coûté: trois loups de plus étaient morts. Les autres se repurent des intestins et des muscles de la bête qui était remarquablement bien en chair pour une créature des cavernes, Kamior mangea également ce qu'il pût de la créature mais l'appétit n'y était pas, sa blessure le faisait énormément souffrir et seul l'usage de plantes médicinales aurait pu soulager sa douleur le temps que son sang soigne ce qui avait été son dos quelques instants auparavant. Enfin, tous se dirigèrent vers la sortie qui avait été trop longtemps inaccessible. Sorti à la lumière du jour, Kamior fût, comme ses loups, éblouis par l'aveuglante lumière du soleil de Nivalis. Là, le signe zodiacal du Cancer leur apparût en sa forme la simple.


Salutations Kamior. Je vois avec plaisir que tu avances rapidement. Dommage que ta petite mésaventure en cette caverne t'ait coûté un temps considérable pour pas grand-chose, sais-tu où tu es?

Kamior répondit par la négative, tout étourdi par l'aveuglante lumière qui laissait entre apercevoir une forme de crabe en son centre. Le Cancer reprît:

Tu es non loin de la forêt des Géants, la caverne que tu es emprunté par inadvertance se trouve être un réseau de tunnels d'anciens qui l'utilisaient pour éviter le combat en plaine ou en forêt, qu'ils n'appréciaient guère. Tu aurais pu ressortir en de nombreux endroits, mais j'ai cru bon de guider le flair de tes braves compagnons vers cette sortie qui se situe non loin du fleuve. A vingt-cinq kilomètres de là, il y a un pont qui pourra te mener sur l'autre rive. Tu es tout à l'ouest de l'île mais à la vitesse où tu avances, je ne doute pas que tu arrives bien vite à devancer tes autres concurrents. Tu le sauras bien assez vite, je suis l'unique signe zodiacal capable de s'auto-régèner, tout comme toi, mais à ton inverse, je possède de nombreux membres qui me permettent d'être plus efficace au combat...aussi ai-je décidé de t'accorder une faveur de plus. Dorénavant, chacun de tes compagnons que tu perdras te sera rendu sous la forme d'un guerrier à ton image, ainsi, tu seras pourvu d'autant de membres que moi et pourra ainsi poursuivre ta route en montrant à tous que tu me représentes. Ces guerriers t'attendent, ils te sont soumis et t'obéissent en fonction de tes pulsions...il te suffit de penser à une action pour qu'ils l'exécutent. Mais ne t'y fies guère, car si tu crois qu'ils réapparaitront à tes côtés rapidement, tu te trompes, et sache que s'il t'arrivait quelque chose qui te sonne, alors ils seraient à la merci de ce quelque chose en tentant de te défendre, conformément aux pensées défensives que tu avais, au lieu de t'évacuer vers un endroit sûr.
Ce cadeau est un gage de mon soutien, mais comme tout, il a ses avantages et ses inconvénients, j'espère que tu sauras en faire bon usage et ne me décevras pas.


Sitôt que le Cancer eût fini de parler, Kamior cligna des yeux et ses quatre loups restants se mirent sur leurs gardes, crocs sortis. Devant eux, quatre guerriers aux boucliers et glaives d'Iben Nac Offen, tous portant une longue cape avec le signe du Cancer en son centre. Le premier se dirigea vers Kamior et lui tendît une cape que ce dernier mît aussitôt avec l'une des broches à l'effigie du Cancer que le soldat lui tendait. Puis, il sortît de son sac quelques plantes que Kamior reconnût à l'instant, il s'agissait des plantes médicinales qu'il souhaitait le plus en cet instant. Il les mâcha tranquillement tandis que le soldat donnait de ces plantes au loup qui boîtait lourdement quelques jours auparavant et qui n'avait désormais qu'une faible douleur à ce niveau.
Kamior songea que ces guerriers pouvaient effectivement utiles, mais il se méfiait des paroles de son maître divin qui, du moins l'avait-il cru, se moquait sûrement de lui. Il se dit alors que ses loups et lui-même méritaient bien un peu de repos et qu'il serait agréable que les trois avatars de sa personne aillent chasser et ramasser du bois afin qu'ils festoient plus amplement et se réchauffent à l'air libre. Perdu dans ses pensées, Kamior vît alors que les trois soldats se dirigeaient vers la forêt et que l'un d'eux, ayant laissé sa lance à côté d'une autre, commençait à ramasser du bois mort et sec.

La nuit fût douce, le feu était fort et jamais il ne s'éteint, les guerriers n'ayant apparemment pas besoin de manger ou de dormir tant que Kamior le faisait, il leur donc donna l'ordre de monter la garde et d'entretenir le feu jusqu'à ce que l'aube se lève et qu'ils soient tous réveillés. L'aube pointa et Kamior se leva. Il ouvrit douloureusement les yeux et vît que seul un des guerriers était encore présent, montant la garde sur un arbre non loin. Kamior s'inquièta et maudit le Cancer de l'avoir trompé de la sorte et en ne lui disant pas ses offrandes n'avaient qu'une durée de vie très limitée, à l'exception d'un seul. Puis, il entendit le Cancer lui répondre qu'il n'était qu'honneur et que ses gardes gagnaient en intelligence à mesure que le temps passait, qu'ils étaient tout simplement partis chasser mais qu'ils reviendraient dès qu'il souhaiterait leur présence. Le Cancer affirma également qu'ils seraient doués de la parole d'ici quelques jours et que, d'ici là, il se devrait de donner ses ordres gestuels.

Enfin, la troupe se trouva entièrement réunie, les quatre guerriers aux côtés de Kamior se mirent en marche avec lui tandis que trois des loups partirent en éclaireurs. L'un d'eux resta, le boîteux, qui s'assigna le rôle de détecter tout danger éventuel en plus de ses comparses qui les informaient, par leurs hurlements, de leur position et du kilomètrage à effectuer avant d'atteindre le pont.

Pour sûr, la Compagnie du Cancer serait efficace, admirablement repue et prête à vaincre les éléments déchaînés qui se dresseraient sur leur route, ils partaient maintenant vers le pont qui les mènerait au-delà du fleuve, frontière naturelle vers la Vierge, objet de toutes les convoitîses zodiacales, et dont Kamior se rapprochait toujours plus à mesure que le temps passait. Dans la matinée, le petit groupe aurait rejoint l'autre rive, pour peu que nul danger ne sorte de la forêt des géants et ne bloque la route vers le pont, à moins que celui-ci ne soit détruit ou inutilisable. En attendant, chacun marchait en formation, tous aux aguets...
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 18:38

Posté par Dame Nature :

Les aventuriers s'étaient avancés loin en la forêt de Magdalena. Aux prises avec de nombreux dangers, la plupart avait survécu à la forêt de Magdalena. La Nature leur avait réservé bien des surprises et n'en finissait pas de se jouer de ces explorateurs du dimanche. Pourtant, malgré les interventions fréquentes de la toute puissante entité omniprésente, ils avançaient toujours plus en avant en l'île de Nivalis et bientôt, plus aucun ne serait sous la coupelle des créatures de la forêt sur laquelle elle avait pouvoir.
Heureusement, son omniprésence en l'île lui permettait de prévoir bien à l'avance des pièges pour nos petits aventuriers, pièges mortels ou non, qu'importait, le but étant le divertissement de la Faune et la Flore de l'île qui souffraient en silence et qui étaient toujours de plus en plus difficile à satisfaire pour rester cohérents. Certains avaient participés à cela, que ce soit par les combats qu'ils livrèrent ou les actions qu'ils exécutèrent, la Nature sentait ses créatures exalter d'un nouveau plaisir en torturant les pauvres ères qui souhaitaient acquérir ce que nul n'avait encore pu avoir.

Bien qu'elle ne souhaitait pas s'insérer dans les affaires des Hommes croyant contrôler l'île et de leurs objectifs, la Nature se plaisait à montrer ce dont elle était capable et ses deux lieutenants qu'étaient la Faune et la Flore ne rataient pas une occasion de faire jouer de leur malice pour se jouer des infortunés qui se faisaient remarquer.

Ainsi, bien que la forêt de Magdalena n'allait être qu'un plus ou moins bon souvenir pour les autres, les lieutenants naturels de la Nature s'échangaient les rôles alors que le décor se modifiait.

Des deux chemins disponibles pour entrer ou sortir de la forêt, enfin de ceux entretenus par les seigneurs et commerces de l'île, l'un se glissait en la jungle d'Haribata, domaine privilégié de la Flore et des multiples pièges naturels qu'offrent une jungle, cet endroit était le lieu de formation des principaux virus et importantes épidémies qui s'étaient développés en l'île de part les mutations que subirent les plantes. Là encore, des alchimistes de tout horizon s'en étaient amusés à scarifier la Nature de ses expérience, et une fois encore, celle-ci s'était dotée d'armes pour les contrer. Dès lors, les chemins qui traversaient la jungle étaient le théâtre de sombres accidents au moindre cassement de branches ou de détritus jeté à terre, la tolérance zéro était âprement appliqué en cet hâvre de paix naturel qui était sauvagemment conservé de toutes les présences indésirables et, souvent, seuls les chamans, sylvaniens et druides avaient le respect nécessaire à leur survie.

Le second chemin sortant de la forêt, quant à lui, s'enfonçait en une longue et large route traversant de vastes champs en friche; la route commerciale menant à la capitale s'étendait en une vaste plaine parsemée de troubadours, marchands et brigands de toute sorte. Rares étaient ceux qui voyageaient seuls, trop souvent attaqués par les brigands, créatures des plaines, de la jungle et de la forêt qui peuplaient les environs trop souillés de la main des être pensants.

Plus loin à l'Ouest, se tenait l'énorme et imposante forêt des Géants, véritable repaire de coupe-gorges en tous genres fuyant les autorités, elle n'en était pas pour autant dangereuse du fait que tout en cette forêt prenait une taille disproportionnellement grande. Ainsi, tous les arbres y empêchaient tout vol, les insectes prenaient la taille des animaux terrestres "normaux" et les animaux avaient la taille de trois hommes. De même, la forêt était occupée par la population de Géants qui trouvaient de quoi subsister en cette vaste zone forestière et qui jouissaient de l'espace nécessaire à toutes leurs activités. La Nature n'aimait pas se détruire, mais un semblant de fumer en cette forêt provoquerait sans nul doute une sortie massive des êtres gigantesques sur la plaine environnante.

De l'autre côté de cette plaine, hormis la jungle, se tenaient les steppes de Nicuripe, regorgeant elles aussi de multiples surprises et parsemées de chemins de toute sorte, la Nature avait fait en sorte que des trois uniques ponts permettant de traverser le fleuve, deux soient la continuité des chemins tortueux de cette lande.

La Nature veillait à ce que tous les chercheurs de cette quête ne fassent de dégâts conséquents sur ces créations et participait, par ses lieutenants, à la formation d'une ère nouvelle où la Nature aurait une place prépondérante dans la vie de tous.
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 18:44

Posté par Niabea de Cadrienia :

Malgré sa piètre tentative d’humour et malgré la gêne dans laquelle le mettait ce sauvetage imprévu, Niabea devait bien avouer que la présence à ses côtés de Nienna était la première bonne nouvelle de ces derniers jours. La pétillante correctrice, dryade à ses heures, s’était apparemment donnée pour mission de le sortir de cette forêt pour le moins malicieuse et le Tisseur, tout en essayant vainement de reprendre son souffle dans cette course folle à travers les bois, remercia d’une pensée le hasard qui avait permis leur rencontre… et ce même si la compagnie des êtres des bois, à terme, aurait peut-être pu se montrer fort agréable…

Mais cette rencontre demeurait surprenante, et, si elle était bienvenue… mettait le jeune homme dans une situation fortement embarrassante. Comment expliquer à Nienna sa présence en ces lieux ? Il s’imagina lui raconter, l’espace d’un instant, la vérité. Mais… cette dernière lui paru si ridicule qu’après une brève, très brève hésitation, il se contenta bravement d’éluder le sujet. Quand à sa compagne, plus enthousiaste que jamais, elle lui parlait d’huître. Tout cela avait finalement une touche pour le moins étrange qui fit qu’après un dernier haussement d’épaules Niabea se contenta de suivre et d’accepter les événements… à croire qu’en cette île les lois de la raison et de la normalité n’avaient pas cours. Il se contenta de la couper, une fois.


- Euh… le rapport entre un coquillage et cette forêt ?

Pour dire vrai cela faisait plusieurs minutes que Niabea ne comprenait plus rien à la discussion… la faute sans doute à un esprit trop vif en face… ou aux coups reçus lors de cette sylvestre aventure. Mais au regard perplexe que lui lança la jeune femme il comprit que le rapport en fait était inexistant et que, comme pour certaines corrections, il était tombé dans ce qu’on appelait couramment… la quatrième dimension.

- Bizarre… Je n’ai pas bu pourtant…

Nouveau regard et un sourire niais pour toute réponse.

- … je parlais tout seul désolé…

Il aurait alors bien essayé de changer de conversation, si, par inadvertance, sa tête n’avait pas à nouveau rencontré le doux tapis de verdure et de mousse qui composait le sol champêtre. Ce n’était que la deuxième fois de la journée que pareille mésaventure lui arrivait… mais il est certaine chose dont on apprécie une fréquence modérée. Pour Niabea s’écraser par terre la tête la première faisait partie de ces choses modérément amusantes. La faute, encore une fois, à la présence d’une petite et agaçante racine qui, volontairement à n’en point douter, avait attrapé son pieds pour le déséquilibrer et le jeter au sol.

- Mourwoi wa awwive qwa mwoa ?

Il resta quelques instants méditatif sur la condition humaine et sur sa capacité à respirer le nez enfoui dans le sol avant de finir par se relever, mettant fin par cette action délicate aux rires de Nienna. Il leva un doigt vers elle, intimant le silence, les sourcils froncés en une expression d’intense réflexion.

- C’est l’obscurité ambiante qui est responsable de cette chute… et puis je n’ai pas cette faculté, étrange au passage, de voir dans le noir… moi !

Il eut un grand sourire, le jeune homme n’avait pas abordé le sujet sans une idée précise derrière la tête, ou l’art de faire son malin par un maître en la matière.

- Regarde…

Et, tout en gardant un sourire confiant, presque charmeur, à l’intention de la jeune femme il marmonna quelques mots dans une langue étrange tandis que sa main droite effleurait en une caresse la lame de son arme. Aussitôt cette dernière sembla s’illuminer, doucement d’abords, puis avec une vigueur nouvelle avant de s’embraser véritablement en une flamme jaune vif. Niabea se tourna vers Nienna, visiblement satisfait de sa prestation.

- Et voilà ! Désormais je ne risque plus de trébucher dans l’ombre !

Et, tout à sa vantardise, il ne vit pas, soudainement, la flamme vaciller, puis, en un éclair, s’étendre à l’épée toute entière. Avec un cri de douleur il la lâcha sur le sol… qui, à son tour, s’embrasa à son tour, le feu quittant son foyer de métal pour celui, plus propice on le devine, du sol forestier. Le jeune homme déglutit doucement en levant un regard hésitant vers Nienna tandis qu’à une vitesse pour le moins affolante le feu gagnait les buissons alentours.

- Euh… Et là… ? On fait quoi ?

La jeune femme ouvrit la bouche pour répondre mais une branche, cédant avec un craquement sinistre et s’abattant entre eux, en flammes, l’en empêcha. Elle jeta un regard furibond au Tisseur.

- Maintenant triple buse… On court !

Et, sans attendre sa réaction la fantasque demoiselle avait déjà pris le large, laissant Niabea pantois quelques longues secondes. La chaleur, en quelques instants, avait explosé, transformant la pénombre rafraîchissante en un fournier violent, il ramassa vivement son épée redevenue presque froide et, jetant un œil aux alentours…

- … oui… et vite encore…

Et, avec littéralement le feu aux fesses pour consacrer l’expression, l’ekarysien en une course folle se mit à suivre la course plus ordonnée et plus efficace de la jeune dryade correctrice à ses heures perdues. Cette dernière, d’une foulée légère et rapide esquivait sans encombre branches et feuillages, se frayant un passage vers une probable sortie du bois. Quand à lui… hum… les arbres centenaires, vivant certainement là leurs derniers instants d’existence, avaient rarement du voir démarche plus ridicule… voir dévastatrice.

Pour peu l’on aurait cru voir là un homme buisson tant des branchages de toutes sortes, herbes folles et autres morceaux de bois semblaient s’accrocher à lui en une verte étreinte. Il s’y arracha, les flammes plus que jamais derrière lui et rejoignit à la sortie de Magdalena une Nienna médusée. Devant eux, fidèle à l’image que le Tisseur en avait conservée quelques heures plus tôt, se trouvait le campement de départ de cette aventure. Il tomba à genoux, profondément lassé et fatigué.


- … On a fait tout ça pour rien ?! Les Ents… Les Dryades… Le feu… tout ça en vain… ?

Il soupira, oubliant égoïstement sa compagne d’infortune et amie, Nienna qui demeurait étrangement silencieuse, et se leva, le regard vague, faisant quelques pas jusqu’à une plage non loin, où, une nouvelle fois, il s’écroula. S’allongeant sur le sable, les yeux mi-clos, regardant machinalement une barque de pêcheur croisant non loin. Finalement cette aventure ne commençait pas si bien que cela… pas bien du tout même…


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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 18:47

Posté par Enadijd Falirt d'Aryalc :


Les crampes d'estomac semblaient s'atténuer d'heures en heures, de minutes en minutes. Au fur et à mesure, j'avançais de plus en plus dans la grande étendue verte qu'était Magdalena.Je n'avais plus d'eau dans ma gourde, et la soif commençait à se faire sentir.En avançant encore un peu, je pouvais entendre un bruissement d'eau, puis je me mis à marcher en sa direction, me frayant un chemin entre les buissons et les arbustes pour le moins nombreux. Ce bruit venait en fait d'un ruisseau, où coulait une eau claire et pure, du moins en apparence.

J'en profitai pour me désaltérer et pour remplir ma gourde. Ensuite, une idée me vint à l'esprit: pourquoi ne pas essayer de suivre ce cours d'eau, peut-être trouverais-je ainsi la sortie de cette maudite forêt. Mais je m'aperçus vite que je tournais en rond, encore une supercherie de la Nature, qui ne devait vraiment pas me porter dans son coeur.

Tout à coup, je sentis ma vision se troubler, mes jambes vasciller, j'étais sur le point de perdre l'équilibre. Je parvins tout de même à me rattraper in extremis, en prenant appui sur un solide tronc d'arbre tout proche.

La chaleur sous le masque de fer que m'avait confié le Gémeaux était étouffante, mais ce masque avait néanmoins un avantage non négligeable, il protégeait mon visage contre les piqures des moustiques et des autres bestioles connues pour peupler les forêts. En continuant ma route au hasard à travers la forêt, je tombai, rencontre insoupçonnée, nez à nez avec un ours. Je mis ma main à ma lame, me tenant prêt à la sortir de son fourreau.

L'ours était visiblement affamé, au moins autant que moi, c'est sûrement pourquoi il tenta de m'asséner un coup de griffe au visage. Pour le coup, le masque de fer me fut fort utile. Il fut projeté dans un buisson non loin, et mon visage en sortit indemne. Je ripostai immédiatemment, portant un coup d'épée au museau de l'ours. Entre ses deux yeux coulait abondamment un sang rouge vif.

La bête, blessée, fuit immédiatement, sentant un danger pour sa vie. Je me mis à chercher mon masque dans les buissons. Je n'eus pas le moindre mal à le retrouver.

Tout à coup, un éclair de lumière m'éblouit. Je pensais que c'était là encore un tour de cette maudite forêt. C'était en fait le Gémeaux en personne qui était apparu devant mes yeux. Il portait toujours la même cape, qui cachait son visage dans l'ombre de sa capuche.

- Et bien, je vois que tu ne débrouilles pas trop mal avec une épée.

Je restais sans voix, surpris par cette apparition si spontanée.

- La période de test est désormais terminée, et je dois dire que tu t'en es sorti avec les honneurs. Tu as fait preuve de courage, de force, et de tenacité pour te sortir de ces épreuves. Maintenant, je peux te donner ceci sans crainte.

Il me tendis une pierre précieuse, d'une couleur grise translucide et d'un éclat incomparable puis il reprit:

- Cette pierre semble t'intriguer, jeune seigneur. C'est ce que l'on appelle une Pierre Céleste. Chaque signe du Zodiaque en possède une seule et unique. Celle-ci possède des pouvoirs que tu ne peux imaginer, et elle peut se greffer à n'importe quelle arme ou n'importe quel objet. Mais une fois associée, tu ne pourras plus séparer l'arme ou l'objet de la pierre. Alors, quelle arme choisi-tu?

J'étais surpris par tant de nouveauté, je lui tendis timidemment mon épée, celle que j'avais hérité de mon père.

- Soit, fit la divinité.

Il prit alors mon épée et la pierre, chacune dans une main différente, puis prononça une incatation dans une langue qui m'était inconnue, puis une lumière des plus fortes m'éblouit, éclairant par la même les arbres aux alentours. Quand la lumière fut moins forte, je pus apercevoir que mon épée et la Pierre Céleste ne faisaient plus qu'un.
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 19:00

Posté par Kamior d'Iben Nac Offen :


Kamior courait dans la forêt. Vite, toujours plus vite, il devait courir. Tout près derrière lui, des créatures qui, habituellement, sous ses ordres, menaient des carnages sur les peuples dont les royaumes étaient voués à l'annexion par Iben Nac Offen, le royaume inter-île de Kamior.

Pourtant, ce matin-là, tout n'allait pas si mal. En effet, le jeune Puant était entouré de ses soldats aux pouvoirs si spécifiques et de ses trois loups restants, deux étaient partis en éclaireurspour trouver un passage vers le pont qui permettrait à la Compagnie du Cancer de passer le fleuve. Malheureusement, longer la rive était impossible, la falaise empêchant toute progression. En fait, la sortie de la caverne était tellement bien placée que Kamior ne pouvait que faire demi-tour ou avancer dans la forêt des Géants, au-dessus de la caverne. La faim qu'ils avaient connu durant leur séjour en la caverne suffit à Kamior pour se décider, et c'est ainsi qu'il envoyé ses loups en éclaireurs dans la forêt aux arbres si denses et si épais.
Malgré les hurlements des loups, bien que peu audibles en raison du feuillage et des cris des oiseaux -chose que Kamior trouva largement inhabituelle d'ailleurs- la Compagnie tomba dans une sorte d'embuscade. Le premier des gardes de Kamior tomba subitement dans un énorme trou, dans lequel il s'empala sur des piques taillés en pointes. Le trou était énorme, les pieux immenses, c'était un miracle que l'homme s'immole dessus alors que le piège avait vraisemblablement était construit pour une créature de grande taille. Mais le umsoldat qui tombait avait vu un oiseau qu'il avait choisi de tuer de sa lance. Ne voulant la lancer pour devoir ensuite aller la chercher et s'écarter du groupe, il frappa l'oiseau en plein vol et, en retombant à terre, activa le piège.
Immédiatement après, les autres gardes s'étaient placés devant Kamior et le protégeaient de leurs boucliers, méfiants. Un grognement derrière Kamior, lui-même placé derrière les gardes, les firent tous se retourner juste à temps pour voir une sorte de créature écailleuse les envoyer valdinguer dans le décor. Deux des gardes tombèrent dans le trou, comme leur confrère l'avait fait précédemment, tandis que deux autres, dont le bouclier et la lance n'avaient pas été placés de la manière la plus idéale pour recevoir le coup, passaient au-dessus pour atterrir contre un arbre non loin. Quant à Kamior, le plus proche de la créature lorsqu'elle frappa, il passa largement au-dessus du trou pourtant gigantesque et atterrit dans un arbre. Ordonnant à ses guerriers à terre de se replier et de former un carré de sécurité à l'endroit où les deux loups l'auraient décidé comme étant le plus sûr, il sauta alors de l'arbre pour atterrir sur la bête qui était aux prises avec le dernier loup, le boiteux, qui crachait et tentait de mordre les mollets écailleux de la bête. Kamior, en un geste rapide, vif et précis, détacha sa cape et l'envoya sur les yeux de la créature pendant que sa lance pourfendait son coeur. La lance se brisa, l'épée que le Puant sortit immédiatement après avoir touché le sol, ne pénétra pas la peau de la bête et glissa. Impuissant de ses armes, il entreprit alors d'entraîner la créature dans la fosse. Il tira sur sa cape, entraînant la tête de cette dernière en avant. Usant d'une souche, Kamior frappa alors les pattes avec le plus de force qu'il pouvait. Elle trébucha, tomba et fût entraînée vers le trou dans lequel elle rebondit pour finalement s'empaler sur l'un des pieux qui s'alluma alors. Une vive lueur rouge inonda alors le trou et ses alentours. Méfiant, Kamior s'agenouilla aux côtés de son acolyte canin et plaça son bouclier de sorte à les protéger. Une voix se fît alors entendre:


Salutations Kamior, et bienvenue.

Bienvenue...? se questionna le Puant tandis qu'il se risquait à lever la tête pour savoir qui lui parlait. Bienvenue où ça? Et qui...

Je suis la désincarnation du Signe du Cancer, j'ai effacé de ta mémoire notre dernière discussion, rien ne me résiste, pas même les esprits des gens. En outre, je t'ai enseigné des choses que tu as retenu sans savoir d'où elles venaient. Pour la plupart, ces choses viennent de moi. Elles étaient ma maigre participation à ton périple. Mais, avant que tu ne te questionnes sur mes agissements, j'aimerais t'offrir quelque chose. Tu as nettement démontré ta valeur au combat, et le meurtre de mon dernier avatar -bien qu'il soit autant ton oeuvre que celle du creuseur de ce trou ou de ton animal- me prouve définitivement que tu es celui que je cherchais depuis longtemps. Ton endurance, ta résistance et ta force en plus de quelques armes font de toi l'un des meilleurs guerriers du monde connus, mais il te manque cependant certaines choses...

Et quoi par exemple? se permît de questionner Kamior qui était maintenant debout, face à la lueur rouge qui lui faisait face. Néanmoins, son bouclier était toujours devant lui, et son épée rigoureusement cachée en celui-ci, au cas où...

Premièrement, tu manques de retenue mon jeune ami, et à cela, j'ai fait en sorte que tu rencontres la personne qui y remédiera. De plus, il te manque la véritable invulnérabilité propre à mes représentants. La lueur rouge que tu vois devant toi va se transformer en une pierre. Une pierre rouge crabe qui, entre autre, aura le pouvoir de te protéger et, bien sûr, de te régénérer plus rapidement (qui sont les attributs du Crabe, symbole du Cancer bien entendu). Cependant cette pierre a des pouvoirs limités, elle se divise en trois morceaux qui ont chacun leur utilité: le premier se fixera autour de ton cou, et agira sur ton corps dès lors que ton moral le souhaitera, il te faudra donc apprendre à contrôler ton esprit, pour dominer ton corps. Le second morceau sera à fusionner avec ton bouclier, qui sera lui-même à renforcer. Je ne te dirais pas comment faire, mais cela t'aidera si je te dis qu'un convoi de soldats comprenant un mage Haut Elfe de Salzagor est en route vers la capitale de cette île, dont l'un des chemins passe par cette forêt. Ce second morceau sera réactif au premier, comme le troisième sera réactif au second et au premier. Ce troisième morceau, tu le trouveras au cou de la personne que tu devras sauver du danger qui la menace.
Une fois que tu auras réuni ces trois morceaux autour de toi, en ton corps, en ton bouclier et en ton âme, tu auras la puissance d'accomplir de grandes choses, et de te sauver de bien des situations. Je ne te demande qu'une chose en échange...apporte-moi la Vierge en te montrant tel que tu es à sa représentante, cela devrait suffire. Je sais que tu as des questions maintenant, de nombreuses questions, mais une fois que j'aurais disparu, tu auras de nouveau oublié mon intervention, ne gardant en mémoire que les informations qui te sont essentielles. Alors il ne me reste plus qu'à te souhaiter...Bonne chance!


Kamior s'évanouit alors dans un sommeil profond. Quelques dizaines de minutes plus tard, le loup qui l'accompagnait lui lècha le visage pour le réveiller, lui-même venant de se lever. Les deux gardes en vie de Kamior se placèrent de sorte à le protéger tandis qu'il reprenait ses esprits, insoucieux de sa nomination nouvelle par le Cancer. Il savait cependant qu'il devait retrouver la Vierge au plus vite, ou tout du moins son représentant. Il se leva et l'un des gardes lui tendit un pendentif d'une couleur rougeâtre ainsi qu'une pierre rouge en forme de Crabe. Kamior plaça le premier autour de son cou et le second au sein de son bouclier. Plus les pierres se rapprochaient, plus Kamior sentait l'énergie et la puisance déferler en lui, aussi, sans savoir pourquoi, il sentît comme d'une importance capitale que de retrouver le dernier morceau de pierre rouge et de protéger la seconde. Il se tailla rapidement une lance en un bois qui semblait fort résistant et se remît en route, entouré de ses deux gardes et du loup qui les prévenait des dangers, quand il les voyait venir...

Sans trop savoir non plus pourquoi, Kamior ordonna au loup qui l'accompagnait de faire passer le message aux éclaireurs, comme quoi désormais, le but était non pas de rejoindre le pont le plus vite possible, mais de le rejoindre par la route, et si possible de sorte à rencontrer des gens de cette contrée sur le chemin. Les loups répondirent au premier qui changea alors son cap pour aller au Nord et non plus à l'Ouest. La confiance de Kamior envers ses loups était de plus en plus importante, bien qu'il les ait envoyé à la mort maintes fois, il savait que la hiérarchie était stricte et qu'aucun ne devait désobéir. Si l'un d'eux osait le faire, il aurait au préalable défier le chef de la meute en combat singulier. C'était en partie cela que Kamior appréciait chez les loups, même en cas de désaccord, tout le monde obéit jusqu'à ce qu'un combat ne désigne du nouveau, ou de l'ancien, chef. Contrairement aux Humains qui savaient mentir, comploter et détourner les ordres afin de parvenir à leurs fins, les loups obéissaient et se révoltaient ensuite, s'il y avait encore matière à révolution, ou bien alors, obéissaient sans signe de désaccord aucun. La discipline animale de ces créatures inspirait à Kamior un sentiment de quiètude sans nom. En ses sujets, il n'y avait que des personnes d'accord avec lui, soit parce qu'il savait être un bon chef, soit parce qu'aucun d'eux n'aurait pu contester le fait qu'il soit un bon chef. De cette dictature, il en résultait la totale et entière obéissance de tous à un chef, et mieux encore, ce chef faisait son possible pour les contenter. Cette parenthèse fermée, revenons-en à Kamior qui, déjà, était parvenu à la route grâce aux indications et au sens de l'orientation extrême que possèdaient les loups qui l'accompagnaient.
La route, si tant est que l'on puisse l'appeler ainsi, était un chemin en terre assez large, déboisé et facilement embuscable. Néanmoins, Kamior se dit qu'en cas de conflit d'importance, ces chemins seraient un atout majeur dans la prise par surprise d'un adversaire, que ce soit en cette forêt ou aux alentours. Puis, alors qu'ils marchaient prudemment sur la route, des cris se firent entendre plus loin. Le chemin faisait un virage vers le Sud, et donc vers le pont, mais la densité de la forêt empêchait à quiconque de voir ce qu'il se passait sans prendre le virage. Accourant, Kamior et ses compagnons virent alors de nombreux Hydres et quelques Ogres, morts. Au-dessus de leurs cadavres qui avaient eu l'air d'exploser, se tenait une jeune femme aux cheveux blonds, en pleurs. Les soldats de Kamior établirent un périmètre de sécurité, fouillant les abords de la route en quête d'autres créatures. Le loup, quant à lui, vérifiait que tous les cadavres, ou tout du moins les morceaux de cadavre, bougeaient encore. Kamior s'approcha de la jeune femme dont les mains brillaient au-dessus des corps. Tremblante, elle leva la tête vers le guerrier et, tout en continuant à pleurer, lui dit:


-Je...je ne peux pas les guérir. Ils sont...ils sont morts...pour...pour toujours.

Kamior la prît alors dans ses bras tandis qu'elle pleurait, la réconfortant du mieux qu'il pût. Puis, avant que le Puant n'ait trouvé les mots qui auraient pu faire sècher les larmes de la jeune femme autrement qu'en la serrant contre lui, son loup (que l'on appellera Boltagone par convention) se mît à grogner en direction du virage que faisait le sentir dans la forêt. Kamior leva alors la tête et, sentant le danger, se releva. Il saisit la jeune femme aux longs cheveux qui restait, en raison du choc, par terre. Kamior n'était pas un mauvais garçon, il était rude, instinctif et puissant, mais jamais il n'aurait laissé une jeune femme aux mains d'un danger qui la guettait. De plus, trois voix en sa tête l'incitaient à ne pas laisser la fille ici: la première était sa conscience, la seconde sa mémoire et la troisième sa curiosité, qui savait pertinemment que l'un des seuls moyens de savoir comment une meute d'Hydres Géants avait été massacré de la sorte était de protéger le seul témoin de la scène. Il fît monter la jeune femme sur son dos tandis qu'apparaissaient dans le virage de tout à l'heure des Cyclopes Géants qui voulaient en découdre ou, à défaut, manger de la chair fraîche. Les deux gardes de Kamior se mirent à courir tandis qu'il les suivait, chargé de sa précieuse protégée. Boltagone fermait la marche.
La sortie de la forêt était proche, la lumière se faisait de plus en plus sentir au-travers des feuillages, Kamior courait. Vite, toujours plus vite, il devait courir. Tout près derrière lui, des créatures qui, habituellement sous ses ordres, menaient des carnages sur les peuples dont les royaumes étaient voués à l'annexion par Iben Nac Offen, son royaume inter-île, menaçaient désormais de l'emporter lui et sa compagnie. La troupe avançait vite, les deux loups partis en éclaireur les avaient rejoint et tous marchaient en une figure protectrice d'une haute discipline. Néanmoins, leurs adversaires et poursuiveurs gagnaient du terrain, sortiraient-ils à temps de la forêt?

A ce moment-là de l'histoire, il est temps de mettre un "à suivre" et de vous laisser imaginer le pire pour la prochaine fois.
A suivre..
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 19:06

Posté par Zuryha des Terres d'Iben Nac Offen :


Zuryha ne fit aucun geste pour retenir cet homme car quelque chose en lui la réconfortait. Cependant, ces larmes ne cessèrent pour autant...

" Pourquoi?...pourquoi? " se dit-elle en voyant tous ces cadavres mutilés.

Mais elle n'eu à peine le temps de réfléchir qu'un groupe de Cyclopes Géants accoururent guidés par les litres de sang répandu sur le sol. L'homme la porta sur son dos. La jeune Prêtresse fut surprise mais elle n'avait plus les forces nécessaires pour le repousser et incapable de courir. Les Cyclopes étaient de plus en plus en furie à force de courir après leur dîner.

" Comment un homme peut espérer distancer des Cyclopes Géants en pleine course? " pensa-t-elle.

Mais elle fut étonnament surprise que l'homme tenait bon et commençait même à mettre quelques distances entre eux. Cependant, ils les rattraperaient bientôt et il fallait faire quelque chose...

Soudain, Zuryha sentit son corps frémir, son coeur accélérer et sa tête lui faisait mal.

" Non pas ça...Partez, s'adressa-t-elle mentalement aux Cyclopes, arrêtez de nous suivre s'il vous plaît...je ne peux pas la retenir plus lontemps... "

Malheureusement, ils ne l'écoutèrent pas (leur cerveau ayant la taille d'un petit poix, ils ne pouvaient pas écouter et courir...) et ce que redoutait Zuryha arriva...Une incroyable force l'envahie peu à peu.

" Je peux m'en occuper si tu veux? " dit une voix dans la tête de la jeune humaine...sa voix. Mais une voix différente, plus violente, plus hargneuse.

" Non, vas-t-en. Ne t'en mêles pas ! "

" Hors de question...tu m'as appellée et je suis venue. Alors la moindre des choses et de m'écouter. " réplica la voix.

" JE NE T'ES POINT APPELLEE ! "

" Inconsciement si. Ton esprit et le mien ne font qu'un, de plus, il est puissant et tu le sais...la moindre de tes émotions est décuplée. Rappelles-toi ! "

" Tu crois que j'aurais oubliée ce jour maudit? Ce jour, où involontairement, j'ai laissée ma colère et ma peur contrôler mon corps. Résultat, ma folie t'as crée et je le regrette. "

" Mais en naissant je t'es sauvée la vie...je t'es empêchée de sombrer dans une folie mortelle. Tu devrais me remercier... "

" Tu n'as fais que m'éloigner de la seule personne qu'il me reste...mon frère jumeau ! Je te déteste, je veux que tu disparaîsses de ma vie et même s'il faut te tuer ! " cria Zuryha dans sa tête. Sa colère permit à sa deuxième moitié de prendre encore plus de force.

" TOI ? ME TUER ? mais tu ne sais que guérir, panser ou réconforter...moi, je sais tuer ! moi, je sais DETRUIRE ! Regardes ma force Zuryha ! "

- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! cria la jeune femme cette fois de ses pleins poumons.

Mais il était trop tard...Les yeux de Zuryha se mirent à luire puis, ils se foncèrent jusqu'à devenir complètement noirs. Un sourire, qui n'était pas le sien, apparut sur sa bouche. C'est alors qu'elle leva sa main et le premier Cyclope Géant s'écroula...mort. Elle leva les yeux ensuite vers le second qui la regarda. Celui-ci implosa de l'intérieur et couvrit de sang le troisième qui s'arrêta, appeuré de voir ce qu'était capable de faire un si petit tas de viande. Mais Zuryha la Maléfique (comme l'a ainsi nommée la jeune Prêtresse, à juste titre) ne se contenta pas de laisser un survivant. Elle le regarda en plissant les yeux et, avec un plaisir morbide, le déchira en deux comme s'il était une poupée de chiffon.

Cela fait, Zuryha la Maléfique laissa la jeune femme reprendre le contrôle de son corps et disparut en riant aux éclats...

Kamior, sentant qu'il se passait quelque chose, se retourna et ne vit plus les Cyclopes Géants. Pensant qu'il les avaient distancés, il s'arrêta et déposa Zuryha qui s'assit en pleurant. Elle leva ses yeux vers lui et entreprit de le remercier car hors de question qu'il sache quoi que ce soit...

Soudain, un éclair traversa la mémoire de la Prêtresse de la Lune et reconnue, en face d'elle, son frère jumeau qu'elle n'avait pas revue depuis une vingtaines d'années.

- Kamior ! mon frère, est-ce possible? Que je suis heureuse de te revoir ! dit-elle en se jettant contre lui, pleurant cette fois de bonheur.
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 19:19

Par Kamior d'Iben Nac Offen :


Kamior n'en revenait pas de ce qu'il venait d'entendre. Perdus au milieu de la Forêt des Géants, lui et ses compagnons avaient longtemps vagabondé sur la côte Nord et Ouest de Nivalis où, perdue en un endroit tenu secret, attendait l'avatar de la Vierge. Désirée de tous les signes du Zodiaque qui envoyèrent leurs avatars conquérir la belle, Kamior avait été sélectionné comme nombre de personnes pour représenter un signe. Cancer. Tel était le nom de celui qui l'avait choisi et orienté à travers les chemins escarpés de l'île.
Dernièrement, ce dernier lui avait ordonné de trouver quelqu'un. Une personne, ornée d'un rubis rouge, cadeau du Cancer à Kamior qui, une fois qu'il aurait sauvé le porteur du médaillon, augmenterait la puissance de ses armes et de son bouclier, ainsi que ses aptitudes à se régénérer. Peu après, le Semi-Hydre trouva effectivement une personne porteuse d'un médaillon au rubis rouge comme la braise. La pauvre fille pleurait devant des cadavres encore chauds et l'arrivée de cyclopes géants obligea la compagnie à courir plus vite qu'elle ne l'eut jamais fait, la jeune fille sur le dos de Kamior.
Ayant semés leurs poursuivants, tous s'arrêtèrent pour récupérer, à l'exception des deux colosses qui accompagnaient Kamior et qui étaient ses derniers soldats offerts par le Cancer. Sitôt qu'il eut reposé la jeune fille à terre, il sentit la fatigue s'évacuer de son corps plus vite que jamais, et une vigueur nouvelle s'insinua en lui. Les médaillons brillaient légèrement et son bouclier luisait. Puis, sans crier gare, la jolie rousse qu'était cette jeune fille sauta au cou de Kamior en pleurant, ravie de "revoir son frère" apparemment.

A cela, Kamior réagit instantanément. Repoussant violemment la jeune femme, il dégaina son épée et la plaça sous le cou de cette dernière.


- Qui t'as parlé de ça? Fit-il avec une rage qu'on sentait inhabituelle et prête à le submerger. Qui t'as parlé de ma soeur??

La jeune femme le regardait, terrorisée et en proie aux larmes, ne comprenant pas comment ce moment de bonheur tant imaginé se transformait en exécution sommaire:

- Mais...enfin...Kamior c'est moi, c'est...Elle repensa à ce qu'elle venait de faire aux cyclopes et de son côté sombre qui avait tendance à la transformer en quelqu'un qu'elle détestait. Pourtant, elle continua: C'est bien moi, Kamior. J'ai...j'ai mis du temps à te retrouver tu sais...mais c'est bien moi...et je suis là. Lui dit-elle alors que les larmes la submergeaient de nouveau.

Kamior, plus enragé que jamais, se mit à hurler une fois qu'il eut tourné les talons pour ne plus regarder le visage en larmes de la jeune femme qui prétendait être Zuryha, sa soeur jumelle:


- MENSONGES! MENSONGES! MENSONGES!!! Ma soeur est morte, tu m'entends! Morte! Aussi morte qu'on peut l'être et ce ne sont pas de vulgaires mensonges qui me feront croire le...Baissant la tête, Kamior rangea son épée en son bouclier et tomba à genoux, las de discours.

Voyant cela, Zuryha se releva, essuya ses larmes et s'approcha du guerrier qui semblait touché au plus profond de son être:


- Après le combat contre les démons cette nuit-là...Commença-t-elle en essayant de ne pas sangloter. J'ai...j'ai vu des hommes morts, partout. Ils...ils étaient couverts d'entrailles et.....notre oncle m'a cru folle, il m'a envoyé sur Nyléria pour que les prêtresses m'y soignent...je n'ai...je n'ai jamais eu l'occasion de te chercher. Tout le monde te croyait mort, Kamior! Tu...tu nous as abandonnés!! Tu...tu...tu m'as laissé toute seule. Finit-elle par dire en tombant également à genoux aux côtés du Puant qui gardait la tête baissée.

- Tu ne me crois pas je sais...mais j'ai toujours ça. Elle leva alors sa main et une branche au loin s'éleva dans les airs. Puis les yeux de Zuryha sombrèrent dans la noirceur et ses cheveux se noircirent. La branche explosa vers eux et Kamior n'eut que le temps de placer son bouclier pour les protéger. Il se releva, troublé par les pouvoirs que cette jeune femme possédait..."comme ma soeur" se disait-il.

- Je...je vais faire un tour. Prends garde à ne blesser personne, l'on veillera sur toi en attendant que je revienne...je...je suis désolé.

Il détacha alors sa cape et recouvrit Zuryha avec afin qu'elle ne prenne pas froid en cette île glacée. Puis il fit quelques pas. Quelques autres. Encore. Et finalement il disparut dans les buissons où il se mit à courir aussi vite qu'il lui était possible. Bien que légèrement essouflé, il stoppa sa course et s'asseya au pied d'un chêne aux ramures surélevées. Il releva son casque et se caressa les cheveux tout en se remmémorant tous ces moments pénibles qu'il subit: l'attaque de son village forestier, la perte de vue de Zuryha alors que les démons massacraient tout le monde, l'épée qu'il reçut en plein ventre, le rire du démon qui s'amusait à remuer sa lame dans la plaie béante de son abdomen, sa soeur prise par un démon non loin de lui alors qu'il sombrait...sa perte de conscience. A son réveil, des mois s'étaient écoulés; les chamans des hordes puantes de la forêt qui l'avaient sauvé d'une mort certaine étaient à son chevet. Il apprit alors où il était, comment les puants décidèrent de tuer les démons avant que tout le village ne soit décimé. Il s'empressa de questionner les chamans sur une petite fille aux cheveux d'un rouge foncé, mais ils lui dirent qu'ils n'en avaient pas vu. Se proposant pour la localiser, les chamans incantèrent de nombreuses minutes durant, mais aucune trace de la soeur de Kamior n'était visible en Teliarok. "Quels imbéciles!" se dit-il en repensant à ses sauveurs; "pourquoi ne pas avoir cherché en tout Meyriin??". Si tel avait été le cas, peut-être aurait-il su que sa soeur était en vie, peut-être aurait-il su qu'elle l'attendait, quelque part et peut-être qu'il aurait pu la retrouver...peut-être. Au lieu de cela, il avait découvert ses dons de régénération, "don" obtenu par sa fusion avec un bébé hydre mort-né. Quelle ironie! Lui qui avait pris la tête du clan et des hordes de la forêt, qui les avait unis par sa force pour les protéger des races belliqueuses qui trop souvent les massacraient ou les chassaient.
S'il avait su...peut-être était-ce cela le plan de ses "sauveurs" après tout? Former une bête de guerre, une machine à tuer implacable n'ayant plus rien à perdre et forte d'aucune faiblesse? Alors ils auraient fait exprès de lui cacher la survie de sa soeur...
L'incompréhension et le désespoir firent place à la rage, Kamior avait besoin de frapper sur quelque chose, quelqu'un...
Il se leva et rabaissa son casque, sûr maintenant que d'aucun ne lui prendrait plus celle qu'il avait perdu. Oui, c'était bien elle. Il ne l'avait reconnu au départ, l'odeur de chair brûlée anethésiant ses sens, il s'était empressé de la protéger. Puis, alors qu'elle était sur son dos et qu'il courrait pour échapper aux cyclopes, il sentit son odeur si particulière qui la caractérisait jadis. Au départ, il croyait au coup monté, cette hypothèse se vérifiait si les chamans désiraient maintenant qu'il prenne sa retraite, las de ses batailles et de son titre. Pourtant, cela faisait longtemps qu'il avait quitté Teliarok pour Nyléria...d'ailleurs, pourquoi Nyléria?
Il ne le saura sans doute jamais, mais c'est là qu'il implanta ses nouvelles terres et reforma Iben Nac Offen sur l'ancien royaume du Zagros, commandé alors par Mithra le samouraï; et c'est là que ses cauchemards reprirent. La nuit de sa mort fut assez éprouvante à revivre, nuit après nuit, il n'y coupait pas...comme si l'on désirait qu'il réagisse, bouge. Chose qu'il fit en venant sur Nivalis, mais cela n'arrêta que temporairement ses cauchemards qui le tourmentaient.


- Je comprends maintenant...elle a toujours eu ces talents de magicienne. Le temps n'a guère dû les restreindre, et ce serait même plutôt l'inverse. Si puissante soit-elle aujourd'hui, peut-être est-ce elle qui m'infligea ces tortures nocturnes, afin que je la retrouve sans doute! Quel imbécile je fais...

Se rendant compte qu'il avait fait une erreur, et que la femme qu'il avait laissé là-bas était sans doute possible celle qu'il chérissait depuis si longtemps et qu'il croyait perdue, Kamior se redressa et entama sa marche non pas puisqu'il courait, mais sa cavalcade vers le sentier où Zuryha et ses "troupes" l'attendaient. Il courait et, alors qu'il ne s'y attendait pas, une corde se resserra sur son pied et l'éleva dans les airs. Suspendu dans les airs, il contracta son impressionnante musculature et se courba jusqu'à atteindre la corde qui l'entravait: un noeud coulissant, une corde de fabrication puante, "sans doute des professionnels de la chasse" se dit-il en tranchant la corde de son épée tirée de son bouclier. Et tandis qu'il retomba sur ses pieds une fois la corde coupée, un lourd filet lesté de plomb s'abattit sur lui et le cloua au sol. Dès lors, une troupe de six Orques sortit des fourrés en jubilant:

- Héhéhé, cette fois nous te tenons bel et bien, Kamior...

- Qui?? Fit le Puant en rassemblant ses forces pour tenter de soulever les plombs qui maintenaient le filet sur ses épaules.

- Comment ça qui? Voyons, Kamior...je sais bien que nous sommes discrets. Que nous sommes les meilleurs. Mais à cette heure qui n'a pas entendu parler de l'Ordre Orque de Suppression des Aberrations Puantes?

N'attendant pas que Kamior poursuive, l'Orque patibulaire qui semblait être le chef de la troupe sortit une épée magnifique, ornée d'un rubis rouge elle aussi, mais d'une fabrication sans nul doute elfique ou naine au vu de la garde et de la lame.

- Vois-tu mon cher Kamior, notre Ordre chasse les créatures hybrides et contre-nature depuis des milliers d'années. Pourtant, c'est la première fois qu'on en voit un comme toi..les chamans ont vraiment fait un excellent travail pour sauver leur peuple. Dommage qu'ils soient tous morts, ils auraient pu servir notre cause, d'autant que pour trouver une arme capable de tuer...définitivement. Nous avons dû chercher auprès de nombreuses races. L'Orque était à présent au-dessus du corps bloqué de Kamior dont la peau se marquait à force d'essayer de soulever le filet. Mais comme tu l'auras remarqué d'ici quelques secondes, tu t'es fait assez d'ennemis auprès de royaumes puissants et aux races très ingénieuses. Ta fin est venue, vil être, une dernière volonté?

Il attendit quelques secondes que Kamior exploita pour trancher quelques cordes avec l'emblème métallique qui ornait l'avant de son casque.

- De toute façon, je ne l'aurais pas respecté! Whark whark whark!

Kamior dégagea son bras au-travers des mailles du filet découpées et se saisit de son épée qu'il utilisa pour trancher le reste du filet, se scarifiant le dos par la même occasion. Il s'accroupit enfin et roula plus loin tandis que l'Orque tranchait du vide. Debout, Kamior envoya son épée sur la gorge de l'Orque le plus proche qui para par une contre-attaque frontale. L'épée de Kamior se brisa et il s'en est fallu de peu avant que la lame d'argent de l'Orque ne lui tranche la tête. Dans l'instant, tous se jetèrent sur le Semi-Hydre qui joua de son agilité pour esquiver les coups de sabres et parer les attaques de son bouclier qui, sans doute grâce au rubis offert par le Cancer, résistait aux lames et à la force de ses opposants. Puis, alors que Kamior continuait sa danse d'esquive et de contre-attaques à mains nues. Enfin, profitant d'une ouverture, il cassa la nuque de l'un des Orques les moins forts et brisa les côtes d'un second. Il se saisit alors du sabre du premier et l'envoya se planter dans un troisième qui s'écroula sur un quatrième. Kamior prit alors le sabre du second qui vint se placer dans le coeur d'un cinquième Orque. Il prit alors le sabre de ce dernier et empala le quatrième Orque qui se relevait. Kamior s'adressa alors au chef à l'épée d'acier lumineuse:

- Je vois que vous n'avez pas lésiné sur les moyens...ces sabres sont fantastiques et vos Orques étaient entraînés.

- Et tu n'as pas encore tout vu, petit homme...ta mort est proche!

- Qui vivra verra, camarade...mais toi, tu n'y vois déjà plus rien!

Kamior bondit alors sur le flanc droit de l'Orque qui amorça sa parade. Kamior, à une vitesse folle et sans prévenir, se déplaça alors sur la gauche et par un habile pivot, coupa la tête de l'Orque qui tomba à genoux devant lui.

- Venez je vous attends...mais rien ne peut m'arrêter.
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Nalikith

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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 19:19

Entendant alors des bruits de sabot en direction du sentier où il avait laissé Zuryha. Il ramassa rapidement tous les sabres d'argent et l'épée qui semblait être faite d'un métal assez rare. Ces sabres étant d'une excellente facture et l'épée pouvant tuer Kamior, il préféra n'en laisser aucune et courut vers la zone de bruits. Sortant des buissons bordant la route, Kamior déposa les sabres et courut vers ce qui semblait être une troupe de cavalières sauvages. Trois d'entre elles étaient mortes, le coeur transpercé de lances et la gorge tranchée par des crocs pour la dernière: les fidèles de Kamior avaient fait leur oeuvre et protégaient désormais sa soeur du mieux qu'ils pouvaient.
Dégainant l'épée large d'acier, Kamior trancha l'épaule de l'une des cavalières et sauta sur le cheval d'une deuxième qu'il transperça de son épée. Il vira le corps de la guerrière de la monture et prit les rênes pour charger les autres qui, malgré leurs courtes lances, ne parvenaient à le désarçonner ou le blesser sérieusement. La dernière, la plus douée, fut trahie par son cheval qui paniquait devant la hargne qu'avait Kamior à protéger sa soeur aujourd'hui retrouvée...et vivante!
Il la saisit à la gorge et lui demanda qui les avaient envoyé pour le tuer. La guerrière répondit qu'une confédération de races s'était alliée pour provoquer sa perte, et que les Oznarites ne seraient pas en reste pour massacrer l'aberration génétique qu'étaient le Semi-Hydre et la Sorcière Humaine. Kamior enfonça profondément l'acier de l'épée dans la chair vivante de la guerrière qui bava du sang de sa bouche, le regard vide. Elle tomba de son cheval qui, avec les nombreux autres chevaux que les guerrières avaient laissées, serviraient de montures adéquates pour la petite compagnie et leur voyage.

Le Semi-Hydre descendit en hâte de sa monture, retira son casque et courut vers Zuryha qui se redressait, entourée par les gardes qui l'avaient maintenu en vie durant la bataille.


- Kamior, je...

Il la serra dans ses bras avant qu'elle ne puisse dire autre chose et lui murmura à l'oreille tout en la gardant serrée contre lui:

- Je suis revenu de mille Enfers pour te retrouver. J'ai pris autant d'âmes pour te venger. Maintenant que tu m'es rendue, je t'en prie, ne me quitte plus.

Et tandis que Kamior gardait contre lui sa soeur qui depuis vingt ans déjà ne l'avait revu, ses gardes réunissaient les montures qui leur serviraient à rejoindre l'avatar de la Vierge au plus vite. Ensuite, ils pourraient rentrer chez eux où les loups, comme ici encore, festoyeraient des restes de leurs ennemis. Pour l'heure, Kamior remerciait le ciel de l'avoir fait souffrir pour cet instant idyllique où, serré contre sa soeur, il se sentait de nouveau entier...et moins seul.
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Nalikith

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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Mer 7 Nov - 19:23

Posté par Enadijd souverain d'Aryalc :


L’allégorie des Gémaux était toujours là, elle tendait désormais l’épée nouvellement ornée à l’adolescent. La pierre jouissait d’une lueur argentée remarquable, donnant à la lame d’Aryalc une élégance sans pareil.

- Hum !

Enadijd s’en saisit, remerciant le signe du Zodiaque de son geste d’un léger signe de tête avec son dédain habituel. En apparence, peu de changement, à part le joyau, rien ne pouvait la dissocier de la précédente. Même lame, même poignée, même poids, pourtant quelque chose semblait différent. L’adolescent le sentait bien, donnant quelques coups dans le vide pour tester la maniabilité de sa nouvelle lame. D’un geste, il la rangea dans son fourreau, puis, levant les yeux vers la divinité :

- La sortie est encore loin ?

- Prend cette direction, seigneur d’Aryalc, et tu seras hors de l’emprise de cette forêt dans une heure, pour le coucher du soleil.

- Ah… c’est pas trop tôt ! Je commençais à en avoir assez de toute cette verdure !

-Sauf que, après Magdalena, c’est Haribata et sa jungle dense qui t’attend jeune homme.

- Manquait plus que ça … mais !?! Où il est passé lui ??

La divinité s’en était allée, retournant à ses occupations habituelles, loin de toutes relations avec le monde des hommes. Enadijd, quant à lui, se devait de sortir de la forêt au plus vite pour enfin apercevoir un soleil entier, non-caché par feuilles et branches (en effet, il n’avait pas eu la chance de se faire propulser dans les airs par un arbre, lui !).

Après une bonne heure de marche, le jeune aryalcien était enfin sorti de l’épaisse forêt nivalisienne. À ses pieds demeurait la jungle d’Haribata, surplombée d’une falaise à donner le vertige. Enadijd avait désormais tout le loisir de profiter du soleil. Soleil illuminant le paysage environnant de ses rayons ocres, donnant ainsi un charme sans pareil à un endroit déjà magnifique. La vue était splendide, la jungle d’Haribata s’étendait jusqu’à l’horizon, à donner le vertige.

- …(soupir) On est pas sorti de l’auberge, pensa tout haut le roi de la cité isolée.

S’asseyant sur le rebord de la falaise, Enadijd contemplait le paysage, les jambes pendant dans le vide.

- Enfin, la vue est pas mal, c’est toujours ça. Mais au fait, comment on descend de cette falaise ?

Il balayait des yeux la falaise et, remarquant un chemin le long de celle-ci, il décida de se mettre en marche pour Haribata. Le sentier était étroit, voire même impraticable selon certains. Enadijd longeait la paroi rocheuse, faisant tomber une pierre de temps à autre.

- …

Quelques minutes plus tard, et au prix d’un bel effort de concentration, l’adolescent était en bas, et s’apprêtait à pénétrer la dense jungle d’Haribata.
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MessageSujet: Re: Les pierres célestes   Lun 26 Nov - 19:49

Précédemment, dans « Les Pierres »

Niabea et Nienna sont toujours dans la forêt de Magdalena. Alors que Nienna vient de sauver son ami de la vindicte perfide de quelques dryades de grand chemin, celui-ci, pour la remercier, ne trouve rien de mieux à faire que de brûler la forêt. Courant pour échapper aux flammes, ils reviennent à leur point de départ, où Niabea s’écroule pour piquer un petit somme bien mérité après la preuve de virilité étonnante qu’il vient de donner. Nienna le réveille à grands coups de bottes et il se met à hurler « Non ! Non ! Quatre fois non, je ne suis pas ton père ! »

Yadlabus meurt, sauvagement assassiné par une bouteille d’eau (de vie)

Hize Noghoud file un mauvais coton une mauvaise laine.

Kamior retrouve sa sœur au terme d’une épopée tragique. Elle lui fait un tour de cartes, ils se marient et ont beaucoup d’enfants.

Tyrnis Aryneox veut tuer un vieux pour rigoler un peu, mais en est empêché par Enadijd, un membre de la meilleure guilde de Nivalis, qui, donc, se la raconte.

D’ailleurs pistonné par le Gémeaux, celui-ci s’est fait offrir une pierre précieuse pour son épée, et s’apprête à pénétrer dans la jungle d’Haribata.

Aethollyn, brille par sa patience : voilà plusieurs heures, jours peut-être qu’il a proposé à Bès de l’accompagner dans l’aventure, et qu’il attend toujours sa réponse, la main tendue.

Molok a sauvagement assassiné Duryan pour lui piquer son chien et, accessoirement, son signe astrologique.

Maya l’abeille s’est cru fine mouche quand elle a décidé de voler au-dessus de la forêt avec sa copine Sarah. Mais une nuée d’étourneaux fonce sur elles depuis une demi-heure, la laissant apparemment sans voix.

Toujours dans l’attente de son champion, la Vierge est bien partie pour le rester longtemps…


* * * * *


« - Non ! Non ! Quatre fois non, je ne suis pas ton père !
- Niab, s’il-te-plaît, arrête de dire n’importe quoi et regarde près de la rive.
- Oui ? Quoi ?
- Tu ne vois rien ?
- Une barque ?
- Ni personne ?
- Un pêcheur ?
- Bien ! Tu ne penses pas qu'il pourrait nous aider à nous sortir de là ? Un pêcheur au large de la forêt de Magdalena, ce doit être rare, je suis sûre qu'il connait parfaitement le coin.
- Oui tiens ! Allons-y !"

Ils longèrent donc la forêt de Magdalena , en direction de la plage du sud de Nivalis. Arrivés devant le vieux pêcheur, et après s'être débarrassés des politesse d'usage, ils entrèrent dans le vif du sujet.

"- Comment fait-on pour traverser la forêt de Magdalena ?
- Eh bien... On prend ses jambes et on suit le chemin...
- D'accord... Et, en admettant qu'on ne parvienne ni à trouver le chemin, ni à le suivre ?
- Ou qu'on se soit un peu disputés avec ses habitants ? Oh, rien de grave, bien sûr...
- Que voulez-vous dire ?
- Oh ! Juste que ce charmant jeune homme a détruit l'habitat naturel des êtres peuplant la forêt en y mettant le feu..."

Le vieil homme les regarda avec des yeux ahuris.

"- Heeeu... Et vous comptez y retourner ?
- Pas le choix en fait...
- Puis-je savoir pourquoi ?"

Question embarassante, il est vrai... Pourquoi devaient-ils traverser la forêt, déjà ? Très gênés de ne pouvoir s'avouer la quête astrologique d'une hypothétique Vierge, quête qu'ils ne savaient pas avoir en commun, ils rougirent violemment tous deux.

"- Secret défense ! Allez !! Dites-nous comment faire !
- Mais je vous l'ai dit, il faut prendre l'un des chemins destinés à cet usage... Les passages des marchands en particulier... Mais... traverser la forêt n'est pas le plus compliqué..."

Attrapant un bâton, le pêcheur commença à tracer sur le sable un schéma représentant la forêt.

"- Bon alors... Vous prenez par un de ces deux chemins, là... Et en fait, eh bien, vous avez le choix... Tout dépend de l'endroit où vous voulez arriver, parce que pour traverser le fleuve, il faut prendre l'un des trois ponts, là... Alors... Il y en a un qui débouche sur la forêt des géants, à l'ouest... C'est très grands, et c'est rempli de créatures très grandes et très méchantes...
- Hum... Les autres ponts ?
- Derrière la route qu'empruntent habituellement les marchands, vous avez de grandes terres en friche...
- C'est pas mal ça !
- Evidemment, comme c'est la route la plus commerçante, c'est aussi la plus exposée aux attaques des brigands, et autres malfrats...
- Et bien sûr, nous ne sommes que deux, dont un pas très dégourdi... dit Nienna en lançant à Niabea un regard lourd de sous-entendus
- Hum ? De qui parles-tu ?
- De personne... dit-elle en soupirant. Quel autre chemin ?
- Il reste bien la jungle d'Haribata... Mais... Je vous la déconseille vu votre situation...
- C'est-à-dire ?
- Eh bien... C'est une sorte de grande réserve naturelle, où la nature est reine... Un milieu hostile pour tous ceux qui ne la respectent pas...
- Mais, Nienna ! C'est parfait ça pour nous ! Tu es Sylvanienne, non ? Tu dois connaitre par coeur ce genre d'endroit !
- *Nouveau soupir* Pourquoi cheminons-nous ensemble, déjà ? Désolée, mon brave ami, dit-elle en se retournant vers le pêcheur, mais en effet... La situation me semble trop compliquée pour que nous empruntions aucun de ces chemins... Vous n'avez pas d'autre solution ?
- A moins que vous ne sachiez voler... Non ! Désolé..."

Nienna et Niabea poussèrent en choeur un soupir désespéré. Tandis que le vieux pêcheur retournait vaquer à ses occupations, Nienna s'assit pour réfléchir à la situation. Niabea, les yeux toujours fixés sur le dessin de la forêt que le vieux avait fait dans le sable, fronça les sourcils, l'air très concentré, et poussa soudain une exclamation, pris d'une inspiration subite.

"- Et la mer ?!
- Quoi, "la mer" ?
- Eh bien, la mer est-elle infestée de monstres, elle ?
- Heu... Non, à vrai dire... Les eaux qui bordent la forêt sont plutôt calmes... En général...
- C'est fantastique ! Nienna ! Il nous suffit de contourner la forêt en longeant la côte ! Par la mer !!
- Mais ! C'est une idée géniale ça ! dit Nienna, stupéfaite. Tu sais que je t'adore toi ? ajouta-t-elle en serrant son ami dans ses bras. Partisans du moindre effort de tous les pays, unissons-nous !
- Heeu... Hum... Pardonnez-moi de doucher vos ardeurs mais... Comment comptez-vous longer les côtes ? A la nage ? Vous n'avez même pas de bâteau !"


Les deux amis tournèrent soudain vers le pêcheur des visages intéressés de loups à l'affût. Celui-ci, sentant planer sur lui une obscure menace, recula d'un pas.

"- Hé ! Pourquoi vous me regardez comme ça ?!"

Nienna et Niabea échangèrent un regard entendu.

"- On y va ? souffla Niabea avec le léger sourire moqueur qui le caractérisait
- C'est parti !!"

Côte à côte, ils coururent vers la barque du vieil homme, la traînèrent sur les flots et se jetèrent dedans, avant même que le pêcheur n'ait eu le temps de comprendre ce qu'il se passait, encore moins de réagir. Alors qu'il gesticulait sur la plage en criant au vol, Nienna et Niabea, déjà loins au large, lui firent des signes de la main en lui promettant qu'ils reviendraient bientôt pour lui rendre sa barque.

* * * * *


Allongés tranquillement au fond de l'embarcation, les deux amis profitaient à tour de rôle d'une petite sieste au soleil, après avoir mangé la réserve de poissons du pêcheur, qui était tombé décidément très à pic.

Au loin, sur la plage, les traits du vieillard se transformèrent lentement alors qu'un sourire naissait sur son visage. Le taureau reprit son apparence divine et, les mains sur les hanches, satisfait de son intervention, disparut pour retourner surveiller de haut la course de son avatar.

_________________
Dame Nienna,
Tyran des forêts de Saralindë
Cheffe vénérée du Pacte secret de l'Huître Majestueuse
... Mais les vents me sont moins qu'à vous redoutables: je plie, et ne romps pas...
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